Primaire écolo: pas un choix sur la ligne mais du "mieux placé pour gagner" en 2022, selon Bruno Bernard

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Le président EELV de la métropole lyonnaise Bruno Bernard, le 2 juillet 2020 à Lyon
Le président EELV de la métropole lyonnaise Bruno Bernard, le 2 juillet 2020 à Lyon
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© AFP, PHILIPPE DESMAZES

, publié le vendredi 05 mars 2021 à 15h46

La primaire écologiste de septembre sera moins l'occasion de trancher sur une ligne entre des candidats proches idéologiquement que de choisir "le mieux placé pour gagner la présidentielle", a déclaré à l'AFP le président EELV de la métropole de Lyon Bruno Bernard.

Selon ce fin connaisseur du parti, ancien responsable des élections, "les probables candidats écologistes poursuivent les mêmes objectifs et défendent les mêmes priorités".

Ainsi, "faire de Jadot le candidat compatible avec le monde des entreprises et de Piolle celui du monde associatif et militant est une construction simpliste et assez éloignée de la réalité", a expliqué Bruno Bernard dans un entretien à l'AFP, à propos des deux favoris de la primaire.

L'ancienne numéro 2 des Verts Sandrine Rousseau concourra aussi - elle est d'ailleurs la seule candidate officiellement déclarée.

Le maire de Grenoble "Eric Piolle connaît très bien l'entreprise, c'est un ingénieur qui a travaillé pendant des années chez HP", a souligné Bruno Bernard, tandis que l'eurodéputé "Yannick Jadot est un militant depuis très longtemps, il a été activiste chez Greenpeace".

Le premier "a fait l'accord avec le Parti de gauche (de Jean-Luc Mélenchon, NDLR) à Grenoble en 2014, donc tout le monde considère que c'est la ligne de gauche. Mais aujourd'hui Jadot se dit favorable à une union à gauche", a ajouté M. Bernard, même si le second a admis que les Insoumis ne feraient pas partie de son éventuelle coalition.

Pour le président de la métropole de Lyon, "il ne faut donc pas chercher de ligne ou de courant, il faut chercher le vainqueur de 2022". "La différence ne se fera pas sur le corpus idéologique ou le programme", "nous choisirons le mieux placé pour gagner la présidentielle", a-t-il insisté.

Bruno Bernard a noté un avantage d'EELV par rapport aux précédentes présidentielles, aux scores modestes, "sans argent et avec peu de relais dans les villes": "Le candidat écolo pourra compter sur les élus dans les collectivités territoriales" après des municipales réussies et l'espoir de remporter des régions en juin prochain.

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