Primaire de la droite : "On ne va pas déterminer notre candidat à coups de sondages", s'indigne Michel Barnier

Primaire de la droite : "On ne va pas déterminer notre candidat à coups de sondages", s'indigne Michel Barnier
Michel Barnier à Paris, le 20 juillet 2021.

publié le mercredi 11 août 2021 à 13h33

Le 20 juillet, cinq candidats potentiels de la droite à l'élection présidentielle, réunis mardi à Paris, s'étaient mis d'accord pour envisager une "candidature unique". 

Le feuilleton de la désignation d'un candidat Les Républicains pour l'élection présidentielle en 2022 n'a pas encore atteint son dénouement. Alors que le processus acté par les Républicains doit accoucher d'un candidat unique avant le 25 septembre, les cadres du parti ne semblent pas pouvoir se mettre d'accord sur les modalités de désignation.

Ainsi, l'ancien ministre Michel Barnier s'est insurgé mercredi 11 août contre l'idée d'un sondage auprès des sympathisants pour orienter les choix du parti.

"On ne va pas déterminer notre candidat à coups de sondages", a estimé l'ancien négociateur européen pour le Brexit sur franceinfo. À partir du 30 août, le parti Les Républicains doit lancer un sondage auprès de 15.000 sympathisants sur les traits de personnalité des candidats potentiels à l'élection présidentielle.


"Dans le parti issu de la famille gaulliste à laquelle j'appartiens, on ne va pas déterminer notre candidat à coups de sondages, a-t-il tranché. Ce ne serait pas digne ni normal." Il reconnaît toutefois que les sondages peuvent "éclairer les exigences des Français ou les attentes des Français".

Le 20 juillet, cinq candidats potentiels de la droite à l'élection présidentielle, réunis mardi à Paris, s'étaient mis d'accord pour envisager une "candidature unique". 


"Chacun de ses participants s'est engagé à respecter une règle commune dans une démarche collective qui permette le rassemblement autour d'un seul candidat", avaient affirmé dans un communiqué les organisateurs de la rencontre, le président de LR Christian Jacob, le président du Sénat Gérard Larcher et le maire d'Antibes Jean Leonetti, chargé d'une mission sur le "processus de rassemblement" des candidats potentiels en 2022. Participaient à cette réunion le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, Michel Barnier, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) Philippe Juvin, tous LR, ainsi que la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, qui a quitté LR.

Mercredi, Michel Barnier a confirmé qu'il sera candidat si une primaire est organisée mais qu'il "n'en connaît pas les modalités". "Jean Leonetti, à qui je fais confiance, y travaille et j'espère qu'on trouvera la méthode pour faire de cette formation politique qui a beaucoup d'atouts et beaucoup de responsabilités, de talents, une force collective, a-t-il expliqué. Et c'est ça l'objectif de ce processus."

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