Primaire à droite: Wauquiez fustige le "poison de la division" et appelle à l'union

Primaire à droite: Wauquiez fustige le "poison de la division" et appelle à l'union
Le président (LR) du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, le 6 juillet 2021 à Paris

publié le dimanche 29 août 2021 à 17h33

Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a fustigé dimanche "le poison de la division" qui menace au sein de sa famille politique, deux jours après avoir annoncé qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle.

"J'ai décidé de ne pas me présenter à la présidentielle. Ce choix je le fais face au poison de la division, un poison terrible qui nous a déjà fait tant de mal. Je vois les candidatures à droite se multiplier dangereusement sans même que l'on sache encore comment on va les départager", a déclaré M. Wauquiez, dans un discours qui marque sa rentrée politique, au pied du Mont Mézenc.

Plusieurs centaines de ses soutiens étaient rassemblés pour sa traditionnelle ascension du Mézenc, aux confins de la Haute-Loire et de l'Ardèche, que M. Wauquiez gravit chaque année depuis 2012.

Jeudi, l'ancien président des Républicains a fait savoir qu'il ne se lançait pas dans la course à la présidentielle considérant que "le moment n'(était) pas venu" pour lui. 

"Je vois le risque du morcellement et les difficultés à construire une candidature d'union. Je vois les dangers que font peser les aventures solitaires sur nos chances de victoire", a ajouté M. Wauquiez.

"Je ne veux pas ajouter une candidature de plus dans un paysage déjà beaucoup trop éclaté à mon goût", a-t-il poursuivi.

Le 25 septembre, au cours d'un congrès virtuel, les adhérents LR devraient avaliser ou non le processus de primaire à droite. 

Les candidats déclarés à ce jour sont Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin et Eric Ciotti. Comme Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau a décidé de rester à l'écart.

De son côté, Xavier Bertrand, ex-LR qui devance encore ses rivaux dans les sondages, exclut pour l'heure de participer à toute primaire.

"Pour ne pas alimenter ces guerres de Picrochole, je voudrais lancer deux appels à mes amis, un appel à l'union et un appel aux convictions, qui sont fondamentaux pour porter un espoir", a lancé M. Wauquiez.

"Il faut garder une fidélité à nos idées, nous avons besoin d'un cap clair pour relever la droite et reconstruire le pays", a estimé le quadragénaire, dénonçant notamment les "dérives de l'assistanat" ou encore la "politique migratoire hors de contrôle".

Selon un sondage Harris interactive publié mercredi, la droite obtiendrait 16% au premier tour avec Xavier Bertrand et 13% avec Valérie Pécresse, loin derrière les scores promis à Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

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