Présidentielle: Wauquiez refuse de participer à une "course de vitesse"

Présidentielle: Wauquiez refuse de participer à une "course de vitesse"
Laurent Wauquiez le 27 juin 2021 à Lyon

publié le lundi 28 juin 2021 à 12h39

Laurent Wauquiez, qui a décroché dimanche un second mandat à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a indiqué lundi qu'il n'était "pas dans une course de vitesse", après l'appel de son homologue des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, également réélu, à "former une belle équipe" pour 2022.

"Evidemment ce qu'on fait dans notre Région est lié à ce qui se passe au niveau national. (...) Mais pour moi, c'est très important qu'il y ait de la constance. (...) Ce matin, je suis là comme président de région sur le terrain et je ne veux pas de ces espèces de course de vitesse où à peine élu, on passe à autre chose", a déclaré l'ancien président des Républicains devant la presse lors d'une visite d'un centre de surveillance de la sûreté ferroviaire à la gare Part-Dieu.

"Je pense qu'il n'y a pas d'avenir pour la politique ni au niveau local, ni au niveau national, si on bascule dans une espèce de course de petits chevaux de bois où à peine on a sauté une haie, on passe à une autre", a-t-il insisté, en se fixant d'abord "l'impératif d'honorer" ses engagements.

"Les gens ont besoin de sentir qu'on est au travail, qu'on respecte les engagements qu'on a tenus", a ajouté M. Wauquiez, qui a été réélu dimanche avec un score de 55,17% face à la liste d'union de la candidate écologiste Fabienne Grébert (33,65%).

Lundi matin, Xavier Bertrand, en route vers la présidentielle après avoir été aisément réélu avec un score de 52,37%, a appelé M. Wauquiez et Valérie Pécresse, également réélue en Ile-de-France, à former "une belle équipe" pour 2022.

Meilleur espoir de la droite en 2022 selon les sondages, en dépit de son départ de LR en 2017, Xavier Bertrand a annoncé dès mars sa volonté d'être "le troisième homme" de la présidentielle, à condition de remporter un second mandat régional. 

De son côté, Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR) dira après l'été si elle est candidate à la présidentielle, a-t-elle annoncé lundi en appelant la droite et le centre à définir collectivement d'ici la rentrée "les règles du jeu" permettant de désigner un candidat commun.

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