Présidentielle : Stéphane Le Foll ne participera pas à la campagne d'Anne Hidalgo, candidate investie par le PS

Présidentielle : Stéphane Le Foll ne participera pas à la campagne d'Anne Hidalgo, candidate investie par le PS
Le maire du Mans Stéphane Le Foll, le 29 novembre 2019.

publié le vendredi 15 octobre 2021 à 13h35

Le maire du Mans, qui estime que les divergences sont trop importantes entre eux, lui souhaite "bonne chance pour sa campagne".

Alors que la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a été investie à une très large majorité par le PS pour la présidentielle, son unique challenger, le maire du Mans Stéphane Le Foll a annoncé vendredi 15 octobre qu'il ne participera pas à sa campagne.

"Non, je ne rejoindrai pas Anne Hidalgo", a déclaré l'ancien ministre au micro de France Bleu Maine. "J'ai dit les choses très claires sur les divergences que j'avais.

Maintenant, les militants ont fait un choix clair. Moi, je n'ai pas à interférer dans cette campagne et je n'ai pas à y participer", a-t-il ajouté, tout en "souhaitant bonne chance pour sa campagne" à la maire de la capitale.



"Je ne suis pas d'accord du tout avec le doublement des salaires des profs. (...) Je suis aussi très surpris que la gauche de manière générale reparte sur les 32 heures alors que ce n'est pas du tout une demande qui émane de ceux à qui on devrait s'adresser. Je note un problème de cohérence", a souligné Stéphane Le Foll. 

L'ancien ministre a également critiqué la stratégie du parti. "Moi ce qui me heurte, c'est que depuis trois ans, la seule question politique qui a été évoquée par le Parti socialiste est la question des alliances. C'est : 'ah ben si on est divisé on ne va pas y arriver'. Je rappelle qu'en 2012 quand François Hollande gagne la présidentielle, il fait 28% au premier tour. Que Jean-Luc Mélenchon fait plus de 10 % au premier tour. Que Eva Joly est a plus de 2%. La dispersion, elle existait déjà. Mais qu'est-ce qui faisait la réussite et la victoire ? C'est 28% au premier tour. Aujourd'hui, le PS c'est 5-6% des voix. Si on pense que c'est comme qu'il faut continuer, moi je ne le crois pas", a-t-il fustigé.

 
"Convaincu qu'il y aura une recomposition politique après la présidentielle", le maire du Mans, qui estime que "le Parti socialiste, tel qu'il est aujourd'hui, ne (pourra pas y) participer", n'exclut pas de lancer son propre mouvement après l'élection. "J'attends le résultat du scrutin. Je vais prendre un peu de temps, je ne vais pas me mettre aujourd'hui dans une opposition. Je suis prêt à dire ce que je pense et à ce que cela participe à un renouveau et à la renaissance de la sociale démocratie et du socialisme en France", a-t-il indiqué.
 

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