Présidentielle : si Xavier Bertrand se soumettra au vote des militants LR, il ne réadhérera pas au parti

Présidentielle : si Xavier Bertrand se soumettra au vote des militants LR, il ne réadhérera pas au parti
Le président des Hauts-de-France et candidat à la présidentielle Xavier Bertrand, le 20 septembre 2021.

publié le mardi 12 octobre 2021 à 15h30

Le président des Hauts-de-France s'est engagé mardi à soutenir le candidat qui sera désigné par les militants.

Il se soumettra aux votes des militants mais... ne rejoindra pas le parti pour autant.

Si le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand participera au congrès des Républicains pour désigner le candidat de la droite à la présidentielle, il ne reprendra pas sa carte d'adhérent LR.



"Allez-vous reprendre votre carte chez LR ?" "Non", a répondu Xavier Bertrand, interrogé par l'AFP et Public Sénat, après une réunion avec les sénateurs LR. "J'ai quitté mon parti - à l'époque je m'en suis expliqué très clairement -, je n'ai pas quitté ma famille politique, je n'ai jamais rejoint un autre parti, je n'ai jamais créé d'autre parti et moi je n'ai pas trahi non plus", a-t-il expliqué.

"Je vais devant ma famille parce que je fais confiance aux militants, je pense qu'ils souhaiteront avoir quelqu'un qui porte leurs valeurs et qui peut les faire gagner", a ajouté le président des Hauts-de-France, en précisant qu'il s'était engagé devant les sénateurs LR à soutenir le candidat qui sera désigné par le congrès.

Xavier Bertrand est le premier des cinq candidats au congrès à être reçu par les sénateurs LR qui entendront également dans les prochaines semaines la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (ex-LR), l'ancien négociateur européen pour le Brexit Michel Barnier (LR), le maire LR de La Garenne-Colombes Philippe Juvin et le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.

Lancé dans la course de la présidentielle dès le printemps et opposé à une primaire, Xavier Bertrand a finalement annoncé lundi soir sur TF1 qu'il participerait au congrès de LR, au nom d'un "rassemblement". Interrogé sur ce qui peut apparaître comme un revirement, l'ex ministre de Nicolas Sarkozy a lancé : "Je fais cavalier seul, on me le reproche. Je joue le rassemblement, on me le reproche. Faut choisir ! Eh bien moi, j'ai choisi le rassemblement".

Cette décision a été saluée à droite, notamment par Valérie Pécresse, elle-même candidate.

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