Présidentielle: Pécresse promet de "jouer collectif" à droite

Présidentielle: Pécresse promet de "jouer collectif" à droite
Valérie Pecresse à Brive-la-Gaillarde en Corrèze le 28 août 2021

publié le samedi 28 août 2021 à 15h34

Valérie Pécresse, candidate pour la présidentielle de 2022 via une éventuelle primaire, a promis aux électeurs de droite de "jouer collectif" tout en déroulant son programme pour "une fierté française retrouvée", samedi à Brive-la-Gaillarde lors de la rentrée de son mouvement Libres!

"Je jouerai toujours collectif. Je ne suis plus aux Républicains mais je me sens profondément de droite et j'accepterai la règle du jeu", a affirmé l'ex-LR dans un discours retransmis par duplex à la rentrée des Républicains de Loire-Atlantique à La Baule, où deux autres candidats à une primaire, Michel Barnier et Hervé Juvin, étaient présents.

"A la fin, il faudra qu'il y ait un candidat unique", a-t-elle rappelé, alors que Xavier Bertrand refuse, lui, de se soumettre à une primaire.

Se disant "prête", la candidate a averti: "si je suis candidate, c'est pour gagner, alors je ne lâcherai rien. Ma détermination est intacte". Elle s'est aussi dite certaine que "nos idées et nos solutions sont plébiscitées partout" et que la droite "peut et doit gagner la présidentielle de 2022".

Sous un vaste chapiteau, entourée d'affiches à son effigie dessinée de trois quarts et en bleu-blanc rouge, la candidate a exhorté à "percuter le duel Macron-Le Pen" avec un second discours plus programmatique dans l'après-midi.

Elle y a fustigé Marine Le Pen, "candidate sans colonne vertébrale" qui "n'est pas là pour résoudre vos problèmes mais pour les exploiter à travers sa double obsession: le repli et le rejet". Quant à Emmanuel Macron, "pâle copie" de la droite et qui "est déjà le passé", son mandat aura été "un quinquennat pour presque rien", a-t-elle ironisé, dans ce discours prononcé au coeur des terres corréziennes de Jacques Chirac. 

"Ma présidence sera plus arbitrale, plus sobre, plus collective,(...)  moins égocentrée et moins bavarde" que celle d'Emmanuel Macron, a-t-elle promis. Fréquemment interrompue par des "On va gagner" et "Macron c'est fini, on veut Valérie", elle a ensuite déroulé son programme de candidate "pour restaurer la fierté française, remettre de l'ordre et redonner de l'espoir".

Face à l'"immigration incontrôlée", il faut "remettre de l'ordre: un clandestin doit être renvoyé chez lui", a-t-elle lancé, estimant que les étrangers ne devaient pas venir "pour toucher des allocations mais pour se retrousser les manches et aimer notre pays".

Parce que "le travail doit payer", elle a fixé pour but "d'augmenter d'au-moins 10%" le salaire net perçu "par la majorité" des Français, "sans que cela pèse sur les entreprises, mais avec une baisse des cotisations sociales".

Et pour les retraités qui ont travaillé et cotisé toute leur vie "il faut une retraite digne" qui soit "au moins égale au Smic", a lancé Mme Pécresse.

Face à "l'enfer bureaucratique", elle a promis un "comité de la hache" pour supprimer "les règles inutiles et les gaspillages".

Derniers axes de sa campagne: une écologie "des résultats, pas de l'idéologie" et "la  politique familiale et l'éducation", a-t-elle assuré, en plaidant pour un "sursaut national" sur l'école.

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