Présidentielle: Pécresse (ex-LR) plaide pour une primaire "la plus ouverte possible"

Présidentielle: Pécresse (ex-LR) plaide pour une primaire "la plus ouverte possible"
Valérie Pécresse, présidente (LR) d'Ile-de-France, à l'hôtel Matignon, le 28 septembre 2020 à Paris

, publié le dimanche 21 mars 2021 à 18h40

La présidente (ex-LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, dont le nom est régulièrement évoqué pour la présidentielle de 2022, a plaidé dimanche pour une "primaire la plus ouverte possible" afin que la droite désigne son candidat.

"Il va falloir qu'on départage tous ceux qui, à droite, ont envie d'être candidats, pour qu'à un moment donné on fasse émerger non seulement un chef, mais aussi une +dream team+", a dit Mme Pécresse sur RadioJ.

Cela signifie "une primaire la plus ouverte possible, parce qu'il faudra rallier avec nous tous les sympathisants de la droite et du centre qui ont soutenu Emmanuel Macron aux présidentielles et aux législatives, et qu'il va falloir ramener vers la droite", a-t-elle ajouté.

Mme Pécresse a cependant éludé la question de sa propre candidature, assurant que "le temps des campagnes n'est pas encore venu". "Je ne suis pas du tout dans le temps des élections, pas même des élections régionales", a-t-elle affirmé.

La primaire est une question délicate pour la droite encore convalescente et la direction des Républicains souhaite à tout prix éviter ce processus qui pourrait raviver les querelles d'ego, ou désigner un candidat plaisant à la base mais incapable de séduire un électorat plus large.

"Je suis d'une hostilité totale à la primaire", a affirmé mercredi le numéro 3 de LR Aurélien Pradié.

Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui ne cache pas ses ambitions pour 2022, avait précédemment assuré que "les primaires, c'est la démocratie".

Le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand est pour l'instant le mieux placé dans les sondages, mais en l'absence d'homme providentiel d'autres noms sont avancés, comme celui de Laurent Wauquiez. 

Une partie de la droite espérait secrètement un retour de Nicolas Sarkozy, que sa condamnation à de la prison début mars a compromis.

Interrogée sur la crédibilité d'un soutien de M. Sarkozy au chef de l'Etat, Mme Pécresse a estimé qu"'Emmanuel Macron (était) en train de se rendre compte que la bonne politique pour le pays, c'est une politique de droite".

On peut alors penser "que les Français préfèrent l'original à la copie", a-t-elle ajouté, car "le +en même temps+ sur les sujets de sécurité, de Nation, d'immigration, ça ne marche pas".

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