Présidentielle : LR va laisser ses militants décider du mode de désignation du futur candidat

Présidentielle : LR va laisser ses militants décider du mode de désignation du futur candidat
Le président de LR Christian Jacob, le 9 septembre 2021.

publié le mardi 14 septembre 2021 à 15h45

Les adhérents seront appelés à choisir entre "deux méthodes de désignation", congrès ou primaire, lors du congrès du parti du 25 septembre. 

A sept mois de l'élection présidentielle, la droite doit régler l'épineuse question de son candidat. Si le mode de désignation fait débat, les Républicains ont tranché : le dernier mot sera laissé aux militants. Le parti va ainsi réunir ses adhérents le 25 septembre prochain pour un congrès dématérialisé où ils seront appelés à choisir entre "deux méthodes de désignation", a annoncé mardi 14 septembre le président LR Christian Jacob dans un message aux militants.



Un choix entre deux méthodes de désignation

Le premier moyen serait "un système ouvert aux militants, aux adhérents à jour de cotisation et sympathisants qui se reconnaissent dans les valeurs de la droite et du centre", a-t-il ensuite expliqué.

Ce système s'apparente à la primaire, malgré les réticences de la direction de LR, et il est muni de "garde-fous" : le vote nécessitera une inscription préalable et les votants devront accepter que le fichier puisse être réutilisé ultérieurement. Deuxième option : organiser "un congrès des militants à jour de cotisation qui désigneront le candidat", a indiqué Christian Jacob. 

LR, qui comptait 82.000 adhérents fin août, travaille sur le calendrier exact et sur les modalités du vote, notamment sur le corps électoral, pour voir "si on l'ouvre à certains partis qui en feraient la demande" tels que l'UDI ou les Centristes par exemple, explique-t-on au parti. Le choix se fera entre les candidats qui auront réuni 250 parrainages, avec pour échéance fin novembre début décembre, ce qui est "le calendrier des précédentes présidentielles", explique Annie Genevard, la numéro 2 de LR.

Le congrès est "ce qui a prévalu dans le passé", rappelle le secrétaire général du parti Aurélien Pradié, qui espère voir se dégager "un candidat évident" d'ici le vote. Le bureau politique de LR, qui se réunira le 22 septembre, doit encore entériner ces dispositions, avant le congrès électronique prévu le 25.

Quel candidat pour la droite ?

Si Xavier Bertrand, qui s'est lancé dans la course à la présidentielle depuis mars, refuse toute primaire, l'idée d'un départage est en revanche acceptée par quatre autres prétendants potentiels - Valérie Pécresse (ex-LR), Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin.

Xavier Bertrand, qui a quitté LR en 2017, est en tête des sondages à droite mais il n'écrase par le match. "Jamais je ne ferai perdre mon camp", a-t-il répété au Figaro mardi, en assurant qu'il irait "dès le mois de septembre à la rencontre des adhérents LR pour exposer (son) projet". Déjà lors des journées parlementaires de LR la semaine dernière à Nîmes, Xavier Bertrand avait tendu la main à son ancien parti en appelant au "respect" et au "dialogue". "À droite l'esprit de responsabilité prévaudra", a-t-il assuré mardi.

Valérie Pécresse en revanche plaide pour une primaire ouverte "qui nous donnera de l'élan". "Je ne crois pas à la désignation d'un candidat dans des arrière-boutiques partisanes", avait-elle affirmé dimanche sur BFMTV.
 

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