Présidentielle: Le Foll veut un débat au PS à l'automne

Présidentielle: Le Foll veut un débat au PS à l'automne
Stéphane Le Foll le 29 novembre 2019

publié le mercredi 25 août 2021 à 09h08

L'ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll a réclamé mercredi un débat suivi d'un vote au sein du PS à l'automne pour départager les candidats de sa famille politique à la présidentielle de 2022, dont il fait partie.

"Il doit y avoir un débat fin octobre, début novembre, sur la présidentielle (...), suivi d'un vote", a-t-il affirmé sur France 2, alors que certains cadres du parti poussent depuis plusieurs semaines pour une candidature unique d'Anne Hidalgo, la maire de Paris, sans passer par une primaire.

Pour M. Le Foll, 61 ans, "il n'y a pas de candidature naturelle" et "il ne peut pas y avoir de candidature qui s'impose". "Il doit y avoir au contraire un débat sur l'avenir de la France dans l'Europe", a plaidé le maire du Mans.

Interrogé sur la probable candidature d'Anne Hidalgo, l'ancien ministre a souligné sa "légitimité" politique, tout en regrettant la "radicalité" écologique prônée par la maire de Paris. "C'est une erreur: il ne faut pas de radicalité, il faut de l'ambition et de la volonté", a-t-il affirmé.

L'ancien porte-parole du gouvernement (2014-2017) et ministre de l'Agriculture (2012-2017) sous François Hollande s'est dit lui aussi convaincu d'avoir une "légitimité": "Je sais ce que c'est de gouverner", a assuré l'ancien député européen.

"Le monde rural, je connais. J'ai une expérience", veut-il croire, souhaitant "incarner une connaissance de ce pays, une histoire socialiste et social-démocrate qui doit s'adapter à la réalité d'aujourd'hui".

"Ambition, volonté, écoute, sérénité" sont les mots d'ordre de Stéphane Le Foll pour son "projet" politique présenté dans "Renouer avec la France des Lumières" (1er septembre, Calmann-Lévy).

Il a aussi dit mercredi vouloir "retrouver une idée du progrès", s'adresser à une classe ouvrière "qui ne vote plus, et plus pour nous", et souhaiter le retour de "l'éco-keynésianisme", un investissement massif "tourné vers la transition énergétique", en plus de "20 milliards" d'euros pour la politique sociale.

"Il faut qu'on retrouve l'idée qu'on peut progresser (...) et surtout pas que le pire va arriver", a-t-il plaidé.

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