Présidentielle de 2022 : Marine Le Pen "convaincue" qu'elle peut être élue

Présidentielle de 2022 : Marine Le Pen "convaincue" qu'elle peut être élue
Marine Le Pen à Henin-Beaumont, le 26 janvier 2020.

, publié le dimanche 02 février 2020 à 14h50

"Les Français veulent une politique fondamentalement différente de celle qui est menée", a affirmé dimanche la présidente du RN. Elle a également taclé la stratégie de désistement annoncé par LREM pour battre le RN aux municipales, "un gigantesque aveu de faiblesse" du parti au pouvoir.

"Je suis convaincue que j'ai la possibilité d'être présidente de la République (lors de la prochaine élection présidentielle en 2022) parce que les Français veulent résolument une politique fondamentalement différente de celle qui est menée", a affirmé dimanche 2 février Marine Le Pen sur BFMTV.

"Les Français en ont marre d'Emmanuel Macron et ont besoin de se projeter autre part, dans une autre politique", a poursuivi la présidente du Rassemblement national (RN) expliquant que "depuis de longues années, les Présidents de la République gouvernent contre le peuple français". 


Interrogée sur sa décision de déclarer dès aujourd'hui sa candidature à la prochaine présidentielle, la présidente du RN a expliqué que "tout cela se prépare, tout cela se travaille". "Tous les sujets de la présidentielle sont déjà sur la table", a-t-elle assuré citant le système de protection sociale, l'immigration, le fondamentalisme islamiste, le communautarisme, l'insécurité, ou encore le modèle économique. "J'ai été très franche sur ce débat. Sur la forme, je n'étais pas à la hauteur. Mais regardez le fond, j'ai posé exactement les problèmes d'aujourd'hui", a ajouté Marine Le Pen, revenant sur le débat qui l'a opposé à Emmanuel Macron entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017.

La présidente du Rassemblement nationale a affirmé une nouvelle fois sa volonté d'organiser des référendums si elle est élue. "Sur un certain nombre de sujets qui sont peut-être des sujets clivant en France, je mettrai en oeuvre des référendums", a-t-elle déclaré ajoutant qu'elle avait suggéré au chef de l'État d'en organiser un sur la réforme des retraites. "La démocratie, c'est l'expression de la volonté du peuple. Le référendum est un outil démocratique", a-t-elle expliqué.

Marine Le Pen a également taclé la stratégie de désistement de LREM, annoncée samedi par Stanislas Guerini pour battre le RN aux municipales. Selon elle, il s'agit d'un "gigantesque aveu de faiblesse" du parti au pouvoir. "À un niveau électoral très important comme l'est le Rassemblement national dans des tas de territoires en France, ce front républicain est voué à l'échec total", a prédit la présidente du RN. Le délégué général de LREM avait indiqué samedi qu'il demanderait aux candidats LREM "placés en troisième position et donc pas en mesure de battre le RN" au second tour, de "se désister ou de fusionner leur liste avec celle du candidat le mieux placé".

Marine Le Pen, elle, pense "qu'ils vont se faire désister par les électeurs", car "encore faut-il pour cela qu'ils arrivent au second tour des élections municipales et croyez-moi dans un grand nombre de villes, c'est pas gagné, c'est le moins qu'on puisse dire". "Il y a toute une série de villes où ils n'ont pas de candidats" et "en réalité tout ce cinéma vise à justifier leurs faiblesses en matière d'implantation locale, leur absence sur des départements entiers", a-t-elle accusé en jugeant "tout ça assez dérisoire". Selon Marine Le Pen, ce sont "les mots du vieux monde, avec les techniques du vieux monde" et ça "ne démontre qu'une chose, c'est la collusion qui existe entre La République en marche et Les Républicains, qui présentent un candidat commun dans cent villes", ce qui est "considérable". "C'est maintenant les Républicains en marche", s'est-elle moquée.

 

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