Présidentielle de 2022 : "j'y pense", répond Ségolène Royal

Présidentielle de 2022 : "j'y pense", répond Ségolène Royal
Ségolène Royal à l'Élysée, le 3 mai 2017.

, publié le lundi 26 août 2019 à 14h10

"S'il y a une candidature pour 2022, ce sera en avant avec l'écologie, le féminisme et à gauche bien sûr", a indiqué l'ancienne ministre de l'Environnement lundi sur LCI.

Interrogée sur une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2022, Ségolène Royal a répondu : "Pourquoi pas". "J'y pense quand on me pose la question.

C'est vrai qu'on me la pose de plus en plus souvent depuis quelques mois", a ajouté avec un sourire l'ancienne ministre de l'Environnement et actuelle ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique, qui était l'invitée de la matinale de LCI ce lundi 26 août. Samedi, elle avait déjà confié à Radio-Canada envisager de se présenter à la prochaine élection présidentielle. 



"Je me suis demandée comment réagirait un homme ?", a expliqué Ségolène Royal. "Je pense qu'il faut que les femmes arrêtent de s'excuser, de demander pardon, de dire qu'on n'est peut-être pas à la hauteur, qu'on verra plus tard", a-t-elle poursuivi avant de conclure : "à partir du moment où on me pose cette question dans les médias français ou étrangers, je réponds tout simplement : mais pourquoi pas".


"Ce n'est pas une envie personnelle", a-t-elle précisé. "Je pense que les valeurs pour lesquelles je me bats avec d'autres depuis bien longtemps, les valeurs de la transition écologique en prouvant qu'il est possible de faire quelque chose, c'est-à-dire l'écologie par la preuve, les questions du féminisme, de la démocratie, j'ai la responsabilité de continuer à les porter avec d'autres", a indiqué Ségolène Royal. "Peut-être en première ligne, peut-être pas en première ligne, on verra", a-t-elle ajouté. "S'il y a une candidature pour 2022, ce sera en avant avec l'écologie, le féminisme et à gauche bien sûr" a-t-elle conclu.


Lors d'une interview à BFMTV et RMC vendredi, Ségolène Royal avait été interrogée sur les souhaits supposés de Nicolas Sarkozy et de François Hollande de revenir en politique. "Moi je n'ai pas été présidente de la République, donc j'ai le droit d'y penser un peu", avait-elle répondu avant de noter que "ce n'est pas l'échéance".


L'ex-candidate socialiste à la présidentielle française de 2007 a également indiqué samedi sur Radio-Canada qu'elle n'excluait pas d'être de nouveau candidate en 2022, ajoutant qu'elle serait "présente sur les échéances politiques qui viennent", mais "pas sous le chapeau socialiste".

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