Présidentielle de 2022 : en cas de duel Macron/Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ne donnera pas de consigne de vote

Présidentielle de 2022 : en cas de duel Macron/Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ne donnera pas de consigne de vote
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le 14 janvier 2021.

, publié le dimanche 07 mars 2021 à 14h40

Le leader insoumis a également fustigé les sondages qui placent, "un an avant" l'échéance, le chef de l'Etat et la présidente du Rassemblement national au coude-à-coude, un duel "mis en scène par Monsieur Macron" tandis que "Madame Le Pen n'a qu'à attendre".

En cas de duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon ne donnera pas de consigne de vote, même si tous deux ne sont "clairement pas la même chose", comme il l'a expliqué sur le plateau de France 3 dimanche 7 mars. 



"L'un est d'extrême centre, c'est-à-dire libéral complètement échevelé, très autoritaire. Et l'autre on ne sait pas très bien ce qu'elle veut, parce que maintenant la voilà repeinte en Européenne très allante, elle dit que l'islam c'est une religion comme les autres, et ce pauvre (Gérald) Darmanin (ministre de l'Intérieur, ndlr) qui dit aussitôt 'vous êtes trop molle'... C'est devenu un objet flou Madame Le Pen, mais nous, nous savons bien qui elle est, c'est l'extrême droite traditionnelle", a estimé le leader de La France insoumise.

Le chef de l'Etat et la présidente du Rassemblement national ne sont donc "pas pareils". "Pour autant je ne reprendrai jamais l'initiative de dire faites ceci, faites cela" en cas de duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, a-t-il souligné. "Parce que les consignes n'ont aucun poids aujourd'hui, il faut vivre avec son époque !", a ajouté Jean-Luc Mélenchon qui a déjà lancé, comme Marine Le Pen, sa candidature pour 2022.



Le leader insoumis a nié avoir mis "un signe égal" entre les deux candidats lors du second tour de la présidentielle de 2017, comme il lui est souvent reproché. Il avait alors refusé de donner une consigne à ses électeurs, indiquant simplement que, pour sa part, il irait voter, et pas pour le Front national.

Jean-Luc Mélenchon, qui a précisé avoir récolté "presque 200 signatures de parrainages d'élus" en vue de sa candidature, a fustigé les sondages "pas sérieux" qui placent, "un an avant" l'échéance, Emmanuel Macron et Marine Le Pen au coude-à-coude, un duel "mis en scène par Monsieur Macron" tandis que "Madame Le Pen n'a qu'à attendre".



Mais avec des électeurs de gauche qui affirment ne vouloir voter ni pour l'un ni pour l'autre, "la situation va se rouvrir et devenir plus volatile, ce qui va rajouter des épisodes au feuilleton", a-t-il prédit. Le leader insoumis a expliqué comprendre la position de ces électeurs et l'a expliquée par la répression du mouvement des "gilets jaunes" et l'évocation par Emmanuel Macron de Pétain et Maurras, "deux figures de l'antisémitisme et de trahison de la patrie", a-t-il souligné.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.