Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse veut "libéraliser le temps de travail"

Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse veut "libéraliser le temps de travail"
La candidate à l'investiture des Républicains pour la présidentielle Valérie Pécresse, le 19 octobre 2021.
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publié le mercredi 20 octobre 2021 à 12h25

"Je considère qu'aujourd'hui, il est absurde de fixer un temps de travail légal pour toutes les entreprises", a estimé la candidate à l'investiture des Républicains pour la présidentielle.

À moins de six mois de l'élection présidentielle et dans un contexte de hausse des prix de l'énergie et des carburants, la question du pouvoir d'achat s'impose dans le débat politique. Mais comment l'augmenter ? "Ma grande mesure pouvoir d'achat, c'est de revaloriser les revenus du travail et les salaires de 10% et de faire en sorte que le travail paye", a déclaré mercredi 20 octobre sur franceinfo la candidate à l'investiture des Républicains pour la présidentielle Valérie Pécresse.

Pour ce faire, l'actuelle présidente de la région Île-de-France souhaite notamment encourager les entreprises à augmenter les salaires en "baissant les impôts de production" et en "libéralisant le temps de travail". "Je considère qu'aujourd'hui, après la crise Covid, avec la généralisation du télétravail, il est absurde de fixer un temps de travail légal pour toutes les entreprises", a estimé Valérie Pécresse, parlant "d'enfer bureaucratique".



Concrètement, "s'il y a un accord de 35 heures qui fonctionne bien dans une entreprise, on le garde, mais je laisse aux entreprises et aux branches la liberté de la négociation du temps de travail et du salaire", a-t-elle expliqué, précisant que "la limite, c'est les 48 heures par semaine, c'est le cadre européen". "Mais c'est une limite qui s'entend sur la durée", a ajouté Valérie Pécresse, prenant l'exemple d'un magasin dans lequel "à Noël on a besoin de travailler beaucoup plus". "On peut faire des accords qui modulent le temps de travail en fonction des saisons par exemple", a-t-elle stipulé. 

"S'il n'y a pas d'accord, la durée supplétive (du travail) sera 39 heures payées 39, sans aucune perte de salaire", a poursuivi la candidate. "Ça veut dire que ceux qui aujourd'hui travaillent 39 heures avec des heures supplémentaires, on leur maintiendra le salaire qu'ils ont aujourd'hui", a-t-elle ajouté. 

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