Présidentielle 2022 : "Si cela s'avère utile, je suis prête", affirme Ségolène Royal

Présidentielle 2022 : "Si cela s'avère utile, je suis prête", affirme Ségolène Royal
Ségolène Royal le 6 septembre 2020 au Festival de Deauville.

, publié le mardi 15 décembre 2020 à 12h10

L'ancienne ministre de l'Environnement confirme au Parisien mardi 15 décembre qu'elle pourrait se lancer dans la course à l'Elysée en 2022. Elle assure cependant que "si quelqu'un est mieux placé qu'(elle) à gauche pour rassembler et pour mener campagne, ça ne (lui) posera pas de problème de le soutenir". 

Depuis des mois, Ségolène Royal multiplie les apparitions médiatiques et les piques contre l'exécutif. Sa dernière en date remonte au jeudi 10 décembre contre le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, à qui elle enjoignait sur RTL de "ferme(r) sa bouche pendant qu'il ferm(ait) les mosquées".

Ce qui n'a pas manqué de faire réagir la majorité. "Si c'est repris et critiqué, ça veut dire que j'ai parlé juste. Dans le passé, on a beaucoup moqué mes intuitions comme l'ordre juste, la démocratie participative ou la fraternité. Des thèmes qui n'ont jamais été autant d'actualité", souligne mardi 15 décembre dans les colonnes du Parisien l'ancienne ambassadrice des pôles, remerciée en janvier dernier après ses nombreuses critiques contre l'exécutif.





Ségolène Royal était pourtant un fervent soutien d'Emmanuel Macron à ses débuts, appelant à voter pour lui en 2017, son nom ayant même régulièrement circulé pour entrer au gouvernement. Mais l'ancienne ministre de l'Environnement a été déçue. "Il y a un tel manque d'humilité et d'expérience. Quand on aime la politique, on est triste de voir un président faire autant de désordre", déplore-t-elle auprès du quotidien. "J'ai d'autant plus de liberté de le dire que je l'ai soutenu au début", insiste-t-elle.

Royal "dans l'accompagnement de la gauche"

Une stratégie de dénigrement qui pourrait avoir des airs de pré-campagne pour l'élection présidentielle de 2022. Depuis de nombreux mois, Ségolène Royal ne cache pas que la course à l'Elysée est une sérieuse option. "Si cela s'avère utile, dans le cadre d'une décision collective, à commencer par le PS, je suis prête. J'ai l'expérience d'une campagne", assure une nouvelle fois la finaliste à la présidentielle de 2007 dans Le Parisien, estimant qu'"il est temps qu'une femme soit présidente".

L'ancien poids lourds du PS et fondatrice de l'association Désirs d'avenir précise néanmoins que "si quelqu'un est mieux placé que moi à gauche pour rassembler et pour mener campagne, ça ne me posera pas de problème de le soutenir". "Elle n'est pas dans un truc perso mais dans l'accompagnement de la gauche. C'est une voix forte et indépendante qui incarne aussi une forme de bon sens populaire", assure par ailleurs son ami et soutien Luc Carvounas, maire PS d'Alfortville (Val-de-Marne). 

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