Présidentielle 2022 : quels candidats pour la course à l'Elysée ?

Présidentielle 2022 : quels candidats pour la course à l'Elysée ?
Les candidats au premier tour de la présidentielle 2017.

publié le samedi 01 mai 2021 à 10h35

Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Xavier Bertrand, Fabien Roussel... Si certains se sont déjà portés candidats, à un an du scrutin, les partis traditionnels, de gauche comme de droite, cherchent encore qui les représentera. 

A un an de l'élection présidentielle de 2022, quels sont les candidats ? Si certains, à l'instar de la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen et du leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon, se sont déjà déclarés, les partis traditionnels cherchent toujours l'homme ou la femme providentiel, tandis qu'Emmanuel Macron temporise.

Tour d'horizon. 



Plusieurs candidats potentiels à droite

Rien n'est encore décidé à droite. Le seul candidat à avoir confirmé sa candidature à l'Elysée est Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, ex-LR. Il l'a annoncé le 23 mars dernier, sans attendre donc les élections régionales de juin que certains de ses rivaux potentiels tels Valérie Pécresse (Île-de-France) ou Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) pourraient utiliser comme tremplin.

Sa candidature a également coupé court à l'idée de primaires à droite, même si Valérie Pécresse et le chef de file des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau plaident pour leur organisation et pour qu'elles soient "les plus ouvertes possibles". La direction de LR renâcle toutefois à ce mode de désignation qui a laissé des marques et espère qu'un candidat naturel finisse par émerger.

D'autres noms circulent à droite comme celui de Michel Barnier, l'ancien négociateur du Brexit pour l'Union européenne qui assure avoir "la force" de se lancer dans une campagne. Reste aussi l'hypothèse Edouard Philippe, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron. Issu des Républicains, il n'est plus vraiment en odeur de sainteté au sein de la direction de son ancien parti.    

Déjà deux candidats déclarés à gauche

Deux candidats officiels à gauche et beaucoup de tractations pour une union qui semble difficile. Dès le mois de novembre, le chef de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a pris les devants en "proposant" sa candidature. Il ne comptera pas sur le soutien du PCF comme lors des deux dernières élections, les militants communistes ayant investi Fabien Roussel début avril.

Pour éviter une multitude de candidatures qui priverait la gauche d'accéder au second tour, l'écologiste Yannick Jadot a appelé à une rencontre des forces de gauche. Si une réunion a eu lieu le 17 avril, près de deux semaines plus tard, il n'y a pas vraiment d'avancée. Le chef des Verts, Julien Bayou, a réitéré la volonté de respecter le calendrier interne du parti, reléguant à après les régionales de juin et la primaire de septembre les démarches d'union.

Comme à droite, les régionales de juin pourraient contribuer à y voir plus clair. Si Audrey Pulvar, investie notamment par le PS et le PRG, obtient un bon résultat en Île-de-France, elle ouvrirait la voie à une candidature présidentielle de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo.

Qui à l'extrême droite ? 

De ce côté de l'échiquier politique, tout est clair depuis longtemps. Marine Le Pen s'est lancée la première dans la course à l'Elysée, dès janvier 2020, soit plus de deux ans avant le scrutin. La candidate du Rassemblement national ferait mieux au second tour de la présidentielle face à Emmanuel Macron qu'en 2017, avec 46% de voix contre 33,9% il y a quatre ans, selon un récent sondage.  

Sur le créneau national-souverainiste, Nicolas Dupont-Aignan s'est aussi jeté à l'eau fin septembre. L'ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017 a refusé toute alliance avec le parti d'extrême droite. 

Outre ces deux habitués de la course à l'Elysée, l'hypothèse d'une candidature du sulfureux polémiste Eric Zemmour circule également, mais elle n'est pas confirmée. Par ailleurs, Jacline Mouraud, figure des "gilets jaunes", se présente à la présidentielle de 2022 en tant que représentante de "la France ordinaire".

Quid d'Emmanuel Macron ?

Le président, qui avait conquis l'Elysée en 2017 sur une ligne "et de droite et de gauche", n'a toujours pas annoncé s'il briguerait un second mandat. Les sondages le donnent vainqueur face à Marine Le Pen au second tour, mas l'un d'entre eux a récemment révélé que six Français sur dix ne voteraient pas pour lui au premier tour. Cette même étude a également contribué à alimenter les spéculations sur le rôle qu'Edouard Philippe compte jouer dans la présidentielle de 2022, en le plaçant en tête des personnalités que les Français souhaiteraient voir "avoir davantage d'influence dans la vie politique". 
 

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