Présidentielle 2022 : pour Xavier Bertrand, le "duel annoncé n'aura pas lieu" entre Macron et Le Pen

Présidentielle 2022 : pour Xavier Bertrand, le "duel annoncé n'aura pas lieu" entre Macron et Le Pen
Xavier Bertrand a annoncé sa candidature fin mars (illustration)

publié le lundi 12 avril 2021 à 08h35

Le président de la région Hauts-de-France, candidat déclaré à l'Elysée, est à l'attaque dans la présentation de son programme, à un an du scrutin.

Un "remake" de la finale de 2017 est-il évitable en 2022? Dans les colonnes des Echos, Xavier Bertrand a assuré que le face-à-face entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ne se reproduira pas cinq ans plus. "Ce duel annoncé n'aura pas lieu, car les Français n'en veulent pas", a t-il ainsi lancé dans le journal économique, puis à l'antenne de RMC/BFMTV, pour défendre sa candidature annoncée fin mars.


Cette opposition "nous plongerait à coup sûr dans une crise alors que notre pays a besoin d'apaisement et d'espoir", estime t-il, dans un entretien paru lundi 12 avril. Selon un sondage Ifop-Fiducial diffusé dimanche, Xavier Bertrand serait, à un an du scrutin, le mieux placé pour incarner la droite en 2022. Les intentions de vote lui accordent 16% au premier tour, contre 11% si la candidate est Valérie Pécresse, 7% s'il s'agit de Laurent Wauquiez et 6% dans le cas de Bruno Retailleau.


L'ex-LR Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle de 2022, promet dans une interview aux Echos lundi de doper l'industrie, s'il est élu, en baissant de moitié les impôts touchant la production. "Nous ne relèverons le pays que si nous réussissons à le réindustrialiser", plaide le président des Hauts-de-France. 

Xavier Bertrand propose en outre de réduire de moitié les impôts de production, "ce qui représente 33 milliards d'euros, pour revenir à la moyenne de la zone euro". Il promet "une compensation par l'État aux collectivités concernées", et assure qu'une telle réforme se ferait sans "augmentation du niveau des prélèvements obligatoires".  "Nous financerons les baisses de rentrées fiscales notamment par des efforts sur la dépense publique. Je ne laisserai ni filer les déficits ni augmenter la dette", promet-il.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.