Présidentielle 2022 : Pécresse, Wauquiez, Retailleau et Morin réclament une primaire ouverte de la droite

Présidentielle 2022 : Pécresse, Wauquiez, Retailleau et Morin réclament une primaire ouverte de la droite
De gauche à droite : Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Hervé Morin et Bruno Retailleau.

publié le mardi 06 juillet 2021 à 08h07

"L'homme ou la femme providentiel que certains espéraient ne s'est pas imposé", affirment les élus de droite et du centre dans une tribune publiée par Le Figaro, dans une allusion voilée à Xavier Bertrand, seul candidat déclaré pour le moment, qui a répété qu'il ne participerait pas à une primaire. 

Qui sera le candidat de la droite pour la présidentielle de 2022 ? Si Guillaume Peltier, le numéro 2 des Républicains, a d'ores et déjà apporté son soutien à Xavier Bertrand, qui a confirmé sa candidature après sa large réélection à la tête des Hauts-de-France, la question n'est pas tranchée. "On va lancer les choses sérieuses, engager un processus de départage pour choisir le meilleur candidat derrière lequel tous nous ranger", a promis lundi 5 juillet sur LCI Agnès Evren, l'une des vice-présidentes de LR.



A cette occasion le maire d'Antibes Jean Leonetti présentera ses pistes de travail, et la direction devrait proposer un vote sur le calendrier, dévoilé dans ses grandes lignes par le président de LR Christian Jacob fin juin : vaste étude d'opinion lancée fin aout, décision sur un éventuel système de départage fin septembre, puis désignation du candidat en novembre. Un scénario d'ores et déjà contesté.

Lundi soir, la présidente ex-LR de l'Île-de-France Valérie Pécresse, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau et le président centriste de la Normandie Hervé Morin ont signé lundi dans Le Figaroune tribune commune pour réclamer "dès que possible" l'organisation d'une primaire ouverte de la droite et du centre. 




"L'homme ou la femme providentiel que certains espéraient ne s'est pas imposé", affirment-ils, dans une allusion voilée à Xavier Bertrand, seul candidat déclaré pour le moment et qui a assuré à plusieurs reprises qu'il ne se soumettrait pas à une primaire. Il est crédité de 18% des intentions dans un récent sondage, contre 14% à Valérie Pécresse et 13% à Laurent Wauquiez. Mais il n'écrase pas le match, et reste derrière Emmanuel Macron (24%) et Marine Le Pen (26%). 

Espérant qu'un leader se dégage naturellement, et ayant du mal à abandonner l'hypothèse François Baroin, la direction de LR a commandé une étude sur 15.000 personnes pour éclairer son choix. Une idée vivement contestée par les signataires : "que des sondages, dont la fiabilité est plus que jamais mise en doute, fassent office de moyen de sélection de notre candidat ne peut satisfaire personne".

Le tempo aussi est critiqué: il faut, selon eux, "définir rapidement le mode de désignation" car "plus vite elle sera tranchée, plus vite nous pourrons parler d'une seule voix aux Français". Leur demande rejoint celle de 91 sénateurs de droite, qui ont appelé le bureau politique à "un calendrier resserré".

Les signataires avertissent : laisser le choix du candidat à la seule direction de LR serait une "impasse". Il faut au contraire "s'en remettre au système le plus clair, le plus démocratique: le vote", qui doit être "populaire, le plus large possible, ouvert à tous les sympathisants de la droite et du centre", et organisé "dès que possible", selon eux.
 

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