Présidentielle 2022 : Montebourg s'éloigne d'une candidature et appelle Mélenchon à renoncer

Présidentielle 2022 : Montebourg s'éloigne d'une candidature et appelle Mélenchon à renoncer
Arnaud Montebourg, en octobre 2017
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publié le mercredi 09 juin 2021 à 17h02

L'ancien ministre, qui s'était lancé dans la course à l'Elysée, s'éloigne d'une candidature en 2022, écorchant au passage le chef de fils des Insoumis.

Après des mois de "pré-campagne" où il avait multiplié les apparitions en vue de 2022, Arnaud Montebourg a dit ne plus être candidat "en l'état actuel" à la prochain élection présidentielle, dans un entretien accordé au Parisien, publié mercredi 9 juin. "En l'état actuel, je ne suis pas candidat, car je n'ai pas les ressources personnelles et financières pour l'être", résume t-il.

L'avocat et homme d'affaires, chantre du "Made In France" et de la souveraineté économique, s'alarme de l'état de la gauche, dont les différents candidats potentiels ou déclarés n'emportent pas l'adhésion populaire à moins d'un an du scrutin.

"Le mélenchonisme est devenu un sectarisme"

"Il est temps que la gauche se donne à elle-même un grand coup de pied dans les fesses. Elle a quitté le récit national en abandonnant les classes moyennes et populaires", déplore l'ancien ministre du Redressement productif, qui étrille au passage Jean-Luc Mélenchon.

"Le mélenchonisme est devenu un sectarisme", juge t-il.

"Il a pu être une solution en 2017, il est devenu le blocage de la gauche", lance t-il, appelant le leader de la France insoumise à jeter l'éponge lui aussi. Jean-Luc Mélenchon devrait agir comme j'agis : ne pas être candidat et discuter avec d'autres que lui. Surtout quand on est testé face à Marine Le Pen et qu'on est battu à plate couture à 60/40. Sa candidature n'est donc pas convaincante. Trouvons une candidature unique !", appelle t-il.

Côté LFI, Adrien Quatennens a ironisé sur la sortie d'Arnaud Montebourg, estimant que sa seule fonction politique était d'appeler le leader insoumis à jeter l'éponge.



"Il faut donc enlever des candidats et pas en rajouter et retrouver le chemin des aspirations populaires", a ajouté de son côté Arnaud Montebourg.

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