Présidentielle 2022: LFI est "prêt à s'entendre avec tout le monde", assure Mélenchon

Présidentielle 2022: LFI est "prêt à s'entendre avec tout le monde", assure Mélenchon
Le chef de file des députés LFI Jean-Luc Mélenchon (c) durant une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 16 février 2021

, publié le lundi 15 mars 2021 à 11h05

Jean-Luc Mélenchon, le leader de LFI, a expliqué lundi que son mouvement était "prêt" à une candidature commune avec le reste de la gauche et les écologistes pour la présidentielle de 2022 s'ils s'accordent tous sur un programme.

Prenant l'exemple de la région Hauts-de-France pour les régionales de juin, où une alliance Verts-PCF-LFI-PS derrière l'écologiste Karima Delli a été scellée, il a expliqué sur France Inter que cela a été "rendu possible" car "nous sommes d'accord sur le programme".

Donc "si nous sommes d'accord sur le programme pour l'élection présidentielle, nous sommes prêts à nous entendre avec tout le monde", a-t-il assuré.

Interrogé sur les dissensions sur le fond, à l'échelle nationale, entre LFI et la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo ou l'eurodéputé EELV Yannick Jadot, possibles candidats à la présidentielle, M. Mélenchon a estimé que celles-ci ne figurent "pas dans un programme - ils n'en ont pas -, pas dans un texte - il n'y en a pas". "Ils ne supportent pas un seul instant d'imaginer que je sois en état de présider l'Etat et ce pays", en a-t-il déduit.

Mais face à ceux qui l'accusent de vouloir faire cavalier seul et être candidat quoi qu'il arrive, il a assuré n'avoir "jamais cru être un homme providentiel".

"J'ai toujours dit que je ne veux pas être Jean-Luc Mélenchon, je veux être le programme L'avenir en commun, je suis d'abord un programme et c'est seulement le programme qui créera un enthousiasme", a-t-il défendu.

"Si vous croyez qu'il suffit de mettre vos chers sigles côte à côte en faisant une jolie guirlande avec des phi (lettre grecque emblème de LFI°, des tournesols (pour les écologistes), des faucilles et des marteaux (pour le PCF), ça ne suffira pas: nous devons entraîner, convaincre, donner un grand idéal", a-t-il plaidé.  

Il a ainsi critiqué les écologistes qui, pour les élections régionales, croient avoir "13 hommes providentiels": "Dans toutes les régions du pays, ils refusent une discussion nationale pour les régionales et (...) nous disent : +nous voulons faire une liste mais c'est nous la tête de liste+", tandis que LFI, "d'accord pour ne pas avoir la tête de liste", est "le seul" mouvement à vouloir "partout faire des listes d'union".

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