Présidentielle 2022 : la primaire, une stratégie qui divise ?

Présidentielle 2022 : la primaire, une stratégie qui divise ? ©Panoramic (photo d'illustration)

publié le mercredi 22 septembre 2021 à 19h10

A l'exception d'Europe-Ecologie-Les-Verts, les autres partis n'ont pas encore organisé de primaire afin de désigner leur candidat pour l'élection présidentielle de 2022. Ils estiment que ce mode de fonctionnement divise plus qu'autre chose.

L'élection présidentielle de 2022 approche et les partis commencent à s'activer pour choisir leur candidat. Très utilisée lors de la dernière décennie, la primaire semble être une stratégie de moins en moins prisée, note Le Monde. Seul le parti Europe-Ecologie-Les-Verts a opté pour ce type de scrutin qui va désigner Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau comme la personne qui portera leur projet.


Du côté des Républicains, le débat fait rage entre les figures emblématiques du parti. Si ce mode de fonctionnement a permis de désigner François Fillon comme candidat en 2017, le fiasco de la présidentielle a rebattu les cartes. Certains comme Xavier Bertrand s'y sont d'ores et déjà opposés. "La primaire, ce n'est pas mon affaire", déclarait-il lundi 23 août au micro d'Europe 1.  De son côté, Valérie Pécresse pourrait se plier aux règles. Parmi ses équipes, la primaire est considérée comme le meilleur moyen de "donner de l'élan" à la personne désignée.

Un cadre de LR craint de revivre les débats qui divisent et autres "phrases assassines" de 2016, rapporte Le Monde. Certains proposent donc de laisser le temps décider quelle personnalité se détache. "Je serais plutôt favorable à ce que chacun fasse campagne et que l'on se retrouve derrière un seul candidat en janvier", plaidait Rachida Dati dans les colonnes du Parisien le 30 août dernier. Pour le moment, Les Républicains n'ont pas encore tranché.

La stratégie du candidat naturel ?

Du côté du Parti socialiste, le premier secrétaire, Olivier Faure a pris position. Sur France 2 lundi 20 septembre, il a promis "des primaires" mais qui seront "internes" avec des candidats comme Anne Hidalgo ou Stéphane Le Foll. "C'est un processus qui ne conduira pas à la surenchère", estime Olivier Faure, relayé par 20 Minutes.

Les forces à gauche pourraient être divisées. Outre le vainqueur de la primaire écologiste et Jean-Luc Mélenchon, candidat officiel de La France Insoumise, Arnaud Montebourg s'est également déclaré candidat, tout comme Fabien Roussel pour le PCF. Une primaire rassemblant l'ensemble des partis de gauche n'est pas prévue.

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