Présidentielle 2022 : "La France va se jeter dans les bras de Le Pen" en cas de duel avec Macron, alerte Arnaud Montebourg

Présidentielle 2022 : "La France va se jeter dans les bras de Le Pen" en cas de duel avec Macron, alerte Arnaud Montebourg©CLEMENT MAHOUDEAU / AFP

publié le dimanche 13 juin 2021 à 22h08

"Il faut une candidature unique à gauche", a estimé l'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg ce dimanche 13 juin sur BFMTV.

Arnaud Montebourg s'alarme de l'absence d'une alternative forte à Marine Le Pen et Emmanuel Macron à gauche, en vue de l'élection présidentielle de 2022. Pour l'ancien ministre de l'Economie, "si nous avons le duel que les Français redoutent entre monsieur Macron et madame Le Pen, la France va se jeter dans les bras de la famille Le Pen.

Et moi, je n'ai pas l'intention de rester devant ma télévision à ne rien dire", a-t-il prévenu ce dimanche 13 juin sur le plateau de BFMTV.



Pour l'ex-ministre de François Hollande, "il faut une candidature unique à gauche, qui doit être sur les orientations que je défends : c'est-à-dire construire, prendre en mains les besoins, les aspirations majoritaires de ce pays, des classes moyennes et populaires", a-t-il continué. Dans une tribune parue dans Le Monde le 6 juin, il s'adressait à la gauche pour lui proposer de constituer un "nouveau bloc populaire" en vue de 2022.

"Le pays est, quand même, sur les questions régaliennes, plutôt à droite - sécurité, terrorisme, immigration -, et sur les questions économiques et sociales - travail, emploi, protection sociale - plutôt à gauche. Mais la droite est trop libérale pour parler au versant économique et social, et la gauche donne l'impression d'être trop laxiste pour être crédible sur les questions régaliennes. Il faudra en quelque sorte une politique mixte - c'est celle que j'appelle de mes voeux - pour le bloc populaire", a analysé Arnaud Montebourg.

Les régionales s'annoncent difficiles pour la gauche

Avant 2022, les régionales des 20 et 27 juin prochains. Celles-ci s'annoncent plus difficiles que les municipales de l'an dernier pour la gauche, mais les écologistes et les socialistes veulent chacun montrer que la dynamique est de leur côté en vue de la présidentielle.

La sempiternelle question de l'union des gauches trouve une réponse simple à ces régionales : elle ne se réalisera dans la plupart des cas qu'au second tour, lorsque les enjeux l'autoriseront.

L'annonce triomphale d'une union des quatre principales formations (EELV, PS, LFI, PCF) en Hauts-de-France, menée par la Verte Karima Delli, n'a pas été imitée dans d'autres régions.

Sur le papier, la liste menée par l'écologiste Jean-Laurent Félizia en PACA s'en est rapprochée, mais au terme d'un scénario rocambolesque qui défie l'analyse : tutelle des écolos locaux par le parti national, bataille quotidienne pour les places sur la liste, brouille avec LFI et la composante citoyenne...

Ailleurs, les gauches partent divisées en trois listes (sans compter Lutte ouvrière) en Île-de-France, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté; en deux listes dans le Grand-Est, les Pays de la Loire, la Normandie et le Centre-Val-de-Loire...

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