Présidentielle 2022 : la droite a un "devoir d'unité", plaide Eric Ciotti

Présidentielle 2022 : la droite a un "devoir d'unité", plaide Eric Ciotti
Eric Ciotti, le 28 avril 2020, à l'Assemblée nationale

publié le dimanche 29 août 2021 à 12h32

"Ce n'est pas une querelle, encore moins une guerre", estime l'élu des Alpes-Maritimes à propos de la primaire de la droite, à laquelle il est candidat en vue de la bataille pour l'Elysée.

Eric Ciotti, député et conseiller départemental LR des Alpes-Maritimes et candidat à la primaire que pourrait organiser son parti dans le cadre de l'élection présidentielle 2022, a appelé samedi à une "campagne apaisée", avant son discours de candidature à Levens, dans l'arrière-pays niçois. "C'est une campagne que je souhaite sereine, apaisée, sur des idées", a indiqué à la presse le député de Nice, avant de prendre la parole devant environ 2.000 de ses supporters attablés dans une ambiance champêtre.

"Les Français regardent avec inquiétude les menaces qui pèsent sur la France, il faut leur apporter des réponses dans l'unité", a insisté M.

Ciotti, deux jours après avoir dévoilé sa candidature à la primaire des Républicains. "Il faut que notre famille soit unie, rassemblée, je n'ai pas d'adversaire dans cette élection, que des amis, que ce soit Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Philippe Juvin ou Michel Barnier, peut-être d'autres, nous avons un devoir d'unité", a-t-il poursuivi. "On sait qu'à la sortie il ne faudra qu'un candidat, s'il y en a deux, ce n'est même pas la peine d'aller plus loin", a averti Eric Ciotti: "Ce n'est pas une querelle, encore moins une guerre, c'est un processus de rassemblement qui permettra aux électeurs de choisir le meilleur ou la meilleure pour la France".

Au cours de cette primaire Eric Ciotti compte avancer des "idées fortes" comme "le droit du sang pour obtenir la nationalité française, pour ne pas devenir Français par hasard", "une flat tax sur l'impôt sur le revenu" ou encore "la diminution très forte des droits de succession". De même Eric Ciotti compte faire des propositions "pour redonner un sens au parcours de l'école républicaine" ainsi que pour "une grande politique de préservation du climat, avec la science et le progrès comme solutions, notamment au travers de l'énergie nucléaire".

Lors de son discours, évoquant ses "amis" Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, finalement non candidats à cette primaire, M. Ciotti a lancé "un appel à tous ceux qui partagent avec (lui) ce combat pour défendre ensemble une France forte servie par une droite forte".

C'est le 25 septembre que les adhérents LR, au cours d'un congrès virtuel, devraient avaliser ou non ce processus de primaire à droite. D'ici là, des sondages doivent permettre d'étalonner les prétendants. Xavier Bertrand, ex-LR, qui pour l'instant devance ses rivaux dans les sondages, mais sans écraser le match, a pour l'instant catégoriquement exclu de participer à toute primaire.

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