Présidentielle 2022 : la candidature d'Anne Hidalgo provoque des remous au PS

Présidentielle 2022 : la candidature d'Anne Hidalgo provoque des remous au PS©Panoramic

publié le mardi 05 octobre 2021 à 14h18

Alors qu'Anne Hidalgo s'est déclarée officiellement candidate pour la présidentielle de 2022, des voix dissonantes se font entendre au Parti socialiste, rapportent Le Parisien, Libération ou encore franceinfo. D'autant que les sondages ne jouent pas en sa faveur.

Pour la présidentielle de 2022, le Parti socialiste voulait une candidature unanime, afin de faire consensus et pouvoir se mettre rapidement en ordre de marche.

Et alors qu'Anne Hidalgo apparaissait comme la candidate "naturelle", celle-ci n'est peut-être pas si fédératrice qu'elle n'y paraissait, le 12 septembre dernier, quand la maire de Paris se déclarait officiellement. En cause, notamment, une campagne qui peine à démarrer et des sondages en berne. "C'est l'accident industriel ! Il n'y a pas de campagne, pas de direction de campagne, pas d'acte de campagne !" s'agace un cadre du PS dans les colonnes du Parisien, mardi 5 octobre.



Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sont devant

En effet, les sondages ne sont pas bons. D'abord, les autres candidats de gauche, Yannick Jadot (9-9.5 %) et Jean-Luc Mélenchon (9 %) la devancent nettement dans les intentions de vote. Mais surtout, alors que mi-septembre Anne Hidalgo atteignait entre 7 et 9 %, elle a perdu des points, puisqu'elle n'est qu'à 5.5% selon le dernier baromètre Ipsos-Sopra Steria. À tout cela, il faut encore ajouter la grogne qui monte crescendo du côté de Stéphane Le Foll. Le Parisien annonce que le maire du Mans va écrire à Olivier Faure, Premier secrétaire du parti, pour lui soumettre sa candidature et réclamer un vote interne des militants, lors du congrès du 14 octobre prochain. Cette date clé doit d'ailleurs voir Anne Hidalgo officiellement investie par le Parti socialiste. "Pour partir dans une présidentielle, il faut un projet global et pas des mesures catégorielles, il faut une affirmation et donc se différencier de Jean-Luc Mélenchon et de Yannick Jadot", a expliqué l'ancien ministre au Parisien.

"Je porte l'idée d'une coalition qui mêle socialistes et écologistes"

Face à un bateau qui tangue de plus en plus, le patron du PS, Olivier Faure a tenté de venir à la rescousse de sa candidate, non sans ambiguïté dans certains de ses propos. "Je suis comme tout le monde, je regarde des sondages. Quand on est haut, je suis plus content que quand on est bas, a-t-il réagi sur franceinfo, mardi 5 octobre. Je porte depuis toujours l'idée d'une coalition qui mêle les socialistes et les écologistes. J'ai toujours dit que je préfère qu'à l'élection présidentielle, il y ait un candidat ou une candidate commun". Le député a néanmoins réfuté l'idée qu'il cherchait "un plan B", avant d'assurer du soutien des élus locaux et de lâcher : "La dream team, j'ai l'impression qu'elle est aujourd'hui autour d'Anne Hidalgo".

En septembre dernier, Les Échos faisaient déjà état de crispations et d'un certain décalage entre le discours d'Olivier Faure et la réelle capacité des socialistes à rassembler. Ce dernier l'assure à franceinfo, la campagne va vraiment démarrer le 14 octobre, "et vous verrez, ça va déménager". "Mais il ne suffira pas à Anne Hidalgo d'être sur le ring. Il lui faudra aussi enfiler ses gants de boxe", répond Patrick Kanner, patron du PS au Sénat. Pour l'instant, le seul coup d'éclat de la maire de Paris a été sa proposition de doubler le salaire des enseignants sur le quinquennat.

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