Présidentielle 2022 : l'hypothèse d'un duel Macron-Le Pen écrase les autres alternatives

Présidentielle 2022 : l'hypothèse d'un duel Macron-Le Pen écrase les autres alternatives
Photomontage d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

publié le dimanche 25 avril 2021 à 09h25

SONDAGE. Dans tous les scénarios envisagés par un sondage réalisé par Ipsos-Sopra Steria en partenariat avec le Cevipof, la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde, le président sortant et la patronne du Rassemblement national sont largement en tête du premier tour.

A un an de la présidentielle de 2022, la première vague d'une enquête réalisée par Ipsos-Sopra Steria pour le Cevipof, la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde menée sur un panel électoral de 10.000 personnes, révèle que les Français ont bien d'autres préoccupations en tête, notamment la crise du Covid-19 (41%) et le pouvoir d'achat (30%).

Et si 63% se disent déjà intéressés par le scrutin, c'est bien moins que lors de la dernière présidentielle. En effet, en mai 2016, ce chiffre était de 71%.



Si l'intérêt est moins important qu'il y a 5 ans, l'issue semble pour autant être la même. Ce sondage prédit en effet à nouveau un second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Mais cette fois, le président sortait l'emporterait moins largement. Elu à 66,1% en mai 2017, Emmanuel Macron gagnerait cette fois avec 57% des voix, contre 43% pour la présidente du Rassemblement national. 



L'enquête a dressé trois scénarios de premier tour, avec trois candidats possibles à droite : le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, la présidente de l'Île-de-France Valérie Pécresse et le chef de file des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau. En ce qui concerne les autres candidats potentiels, on retrouve à chaque fois Fabien Roussel pour le Parti communiste, Jean-Luc Mélenchon pour La France insoumise, Yannick Jadot pour Europe-Ecologie-Les Verts, Anne Hidalgo pour le PS, Nicolas Dupont-Aignan pour Debout la France, un candidat d'extrême-gauche, et bien sûr Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Dans les trois cas de figure,  le chef de l'Etat fait mieux au premier tour qu'en 2017, où il avait remporté 24,01% des voix : 25% si Xavier Bertrand était candidat, qui arriverait 3e de la course à l'Elysée avec 16% des voix, 27% contre Valérie Pécresse, 3e avec 11% des voix, juste devant Yannick Jadot (10%) et Anne Hidalgo (9%), et 29% contre Bruno Retailleau, 5e ex-aequo avec Jean-Luc Mélenchon, derrière Yannick Jadot (10%) et Anne Hidalgo (9%).

Mais contrairement à 2017, Emmanuel Macron n'est pas forcément toujours en tête du premier tour. Face à Valérie Pécresse, Marine Le Pen fait aussi bien que lui (27%, contre 21,03% il y a quatre ans), et est en tête si Xavier Bertrand était candidat avec 26% des voix. Et si elle reste derrière l'actuel locataire de l'Elysée en cas de candidature de Bruno Retailleau, elle culmine à 28%, un score très haut. 

"La stratégie de dédiabolisation continue à produire des effets et le souvenir du débat raté d'entre-deux tours, en 2017, semble s'estomper dans une partie de l'électorat", analyse ainsi Le Monde. 

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