Présidentielle 2022 : Jean-Marie Le Pen veut voir gagner sa fille... ou un autre candidat

Présidentielle 2022 : Jean-Marie Le Pen veut voir gagner sa fille... ou un autre candidat
Jean-Marie Le Pen, le 9 janvier 2019, à Saint-Cloud

publié le vendredi 15 janvier 2021 à 09h35

S'il dit ne pas se reconnaitre dans le parti présidé par Marine Le Pen, "le Menhir" lui a néanmoins exprimé un soutien partiel dans la perspective de la bataille pour l'Elysée.

C'est un souhait en forme de "Oui, mais...". Jean-Marie Le Pen a dit vouloir que sa fille Marine Le Pen, candidate pour la troisième fois à l'Elysée, parvienne "au troisième tour" en 2022, c'est-à-dire qu'elle remporte la présidentielle.

Le finaliste de l'élection présidentielle de 2002 ne fonde pas pour autant tous ses espoirs sur sa fille, évoquant la possibilité d'un autre candidat de "la droite nationale et populaire".

"Je souhaite que Marine Le Pen soit au deuxième tour et même, si j'ose dire, au troisième. Elle ou un candidat qui représente la droite nationale et populaire pour laquelle je me suis battu pendant 50 ans", a déclaré le co-fondateur du Front national, devenu Rassemblement national, depuis ses bureaux de Montretout à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Il pense que la présidente du RN a ses chances. "Je ne dis pas qu'elle n'a pas de chance (de gagner), non au contraire".

"Qualités exceptionnelles"

"Mais tout dépend des (autres) candidats, s'il y en a beaucoup, ou peu" et des "événements", "de la conjoncture économique sociale politique et même médicale", note l'ancien dirigeant d'extrême droite, âgé de 92 ans. Il loue les "qualités remarquables" de sa petite-fille Marion Maréchal, "l'intelligence, le courage, la culture, la volonté", mais n'oublie pas les "qualités exceptionnelles" de sa fille, qui occupe désormais "un poste de premier plan dans la politique française". Il prédit à la présidentielle une "abondance" de candidats, ce qui "avantage plutôt les candidats dont les noms sont déjà bien connus, comme celui de Marine Le Pen".

Il parie que "ce sont les personnalités qui marqueront le scrutin", en raison d'une "individualisation de la politique", se désolant que tous les partis, y compris le RN, aient "perdu progressivement de leur importance, de leur force". Jean-Marie Le Pen "ne voit pas forcément Emmanuel Macron candidat" mais il pense qu'à droite, les candidats seront "légion" et que le parti Les Républicains peut "exploser". La gauche, il la "croit grièvement blessée", car "en politique on n'est jamais mort". "Non", l'ancien président du FN ne se reconnaît pas dans le parti présidé par sa fille, qui l'en a exclu en 2015 après ses dérapages sur la Shoah, et dont le changement de nom a été pour lui "une rupture". Mais "c'est probablement la formation politique qui est la plus proche de ce que je pense", dit-il, en se félicitant que le parti qu'il a présidé près de 40 ans "se soit rapproché de la ligne traditionnelle du FN", ni droite ni gauche, depuis le départ en 2017 de l'ex numéro deux Florian Philippot.

Âgé de 92 ans, Jean-Marie Le Pen a récemment révélé atteint par le Covid-19. "Une agression que j'ai ressentie de façon modérée", avait-il commennté, dans les colonnes du Parisien.

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