Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon prédit "un grave incident ou un meurtre" dans la dernière semaine de campagne

Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon prédit "un grave incident ou un meurtre" dans la dernière semaine de campagne©PHILIPPE DESMAZES / AFP

publié le dimanche 06 juin 2021 à 21h40

Le leader de La France insoumise a laissé entendre que plusieurs attentats et agressions avaient été orchestrés avant des élections pour "pointer du doigt les musulmans".

C'est une sortie qui risque de faire parler qu'a signée Jean-Luc Mélenchon, dimanche 6 juin. "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre", pour "montrer du doigt les musulmans", "tout ça c'est écrit d'avance", a prédit le leader de La France insoumise (LFI) dimanche 6 juin.


Interrogé dans l'émission Questions politiques (France Inter/Le Monde/Franceinfo), le chef de file des insoumis et candidat à la présidentielle a d'abord indiqué souhaiter qu'Emmanuel Macron "se réprésente", car "on aura de quoi dire" sur son "bilan".

"Sinon, on nous sort un autre petit Macron du chapeau, (...) on ne sait pas qui c'est, pouf, il se fait élire président. C'est le système qui l'invente. La dernière fois, Macron, il est arrivé au dernier moment. Là, ils vont peut-être en trouver un autre", a-t-il enchaîné. 

"A chaque fois, ils en trouvent un. Dans tous les pays du monde, on a élu des petits Macron, il s'appellait Macri en Argentine, (...) c'était en Ukraine un type qui jouait dans une série de télévision (une allusion à Volodymyr Zelensky, élu en 2019). Dans tous les pays du monde, ils ont inventé un type comme ça, qui sortait de rien, et qui était porté par un système oligarchique", a poursuivi le patron des insoumis.

"De même que vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Ca a été Merah en 2012 (auteur jihadiste des tueries de Toulouse et de Montauban, notamment dans une école juive), ça a été l'attentat la dernière semaine sur les Champs Elysées (en 2017, un jihadiste assassine le policier Xavier Jugelé), avant on avait eu Papy Voise (Paul Voise, un retraité agressé chez lui à Orléans en avril 2002), dont plus personne n'a jamais entendu parler après. Tout ça, c'est écrit d'avance", lance alors Jean-Luc Mélenchon.

"Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau, nous aurons l'événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile, voilà, c'est bateau tout ca", conclut le député LFI.


La sortie de Jean-Luc Mélenchon a suscité une série de réactions indignées. Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été tué par Mohammed Merad, a dénonçé des propos "inadmissibles", réclamant du "respect pour les victimes". 

"Quand on manie ainsi la démagogie, on ne peut prétendre à devenir président de la Republique", a fustigé la cheffe du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabault, jugeant "inacceptable" de "réduire les atrocités des attentats de Montauban et Toulouse en 2012 à de la machination électorale".
 

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