Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon ne s'est "jamais senti si prêt à gouverner"

Présidentielle 2022 : Jean-Luc Mélenchon ne s'est "jamais senti si prêt à gouverner"
Jean-Luc Mélenchon, en janvier 2021, à Paris

publié le vendredi 22 janvier 2021 à 11h14

Après ses deux batailles de 2012 et 2017, le leader insoumis estime qu'il y a "une grande différence" avec ses précédentes candidatures, faisant notamment valoir sa nouvelle équipe de campagne et les 23 parlementaires de son bord.

"Nous pourrions gouverner demain matin". A 16 mois de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon affiche les ambitions de son camp dans un entretien où il juge la victoire finale "difficile" mais atteignable s'il crée une "dynamique d'adhésion" au programme des Insoumis.

"Ma ligne c'est de construire une dynamique d'adhésion populaire à notre programme. C'est difficile. On peut douter. Mais on ne peut renoncer", insiste t-il, dans une interview accordée à l'AFP.Quant à ses deux derniers rendez-vous manqués avec l'élection présidentielle, "il y a une grande différence avec mes deux autres candidatures", soutient-il. "J'arrive cette fois-ci avec 23 parlementaires. Moi dont on avait dit que j'étais tout seul, je me retrouve à avoir l'équipe la plus connue et la plus nombreuse, garçons et filles, un ou deux dans chaque tranche de génération. Vous allez les voir s'affirmer pendant la campagne", promet-il.

Radicalité et clarté

"Nous pourrions gouverner demain matin. Jamais je ne me suis senti si prêt à gouverner que maintenant. Je sais qui pourrait faire quoi, aussi bien dans mes rangs que dans les rangs communistes, et aussi dans la galaxie de la désintégration du PS. C'est pour ça que je me sens fort", estime t-il.

Jean-Luc Mélenchon évoque par ailleurs la "radicalité du questionnement des gens". "Elle oblige à des réponses non pas toujours plus radicales, mais toujours plus claires. Et la clarté n'est pas l'exercice favori d'un certain nombre de mes concurrents", juge t-il encore.
 

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