Présidentielle 2022 : Jean Lassalle officialise sa candidature et assure qu'il sera "en finale"

Présidentielle 2022 : Jean Lassalle officialise sa candidature et assure qu'il sera "en finale"
Le député béarnais Jean Lassalle.

publié le mardi 16 mars 2021 à 20h53

Jean Lassalle s'était déjà présenté à l'élection présidentielle de 2017, récoltant 1,21% des voix.

L'iconoclaste député béarnais Jean Lassalle a annoncé ce mardi 16 mars être à nouveau candidat à la présidentielle en 2022, avec l'intention, s'il réunit les parrainages nécessaires, d'incarner "la joie" malgré la crise.


A la tête de son mouvement baptisé "Résistons", il s'était déjà présenté en 2017, récoltant 1,21% des voix.

Au micro d'RTL ce mardi, le député des Pyrénées-Atlantiques a affirmé qu'il s'agissait "d'une décision à laquelle (il) pense depuis longtemps".

"Je me suis rendu compte cet hiver que je n'avais jamais reçu autant de courriers et de messages me disant : 'Jean Lassalle, il faut que vous vous présentiez'", a-t-il continué.

"Un effet de surprise" au second tour

Celui qui avait arboré un gilet jaune dans l'hémicycle en novembre 2018 pour soutenir le mouvement du même nom se voit-il comme leur candidat ? "Oui, mais pas que", a-t-il répondu. "La France est un pays révolutionnaire dans l'âme.

C'est la dernière inspiration révolutionnaire que nous ayons connue. Je pensais que nous allions tous, les députés, nous précipiter sur ces ronds-points", a ajouté Jean Lassalle.

"Quand j'ai vu que nous ne les accompagnions pas, mais qu'en plus nous leur tapions dessus, je me suis dit qu'il y a quelque chose qui ne va pas", a-t-il poursuivi.

Concernant le second tour de la présidentielle, il l'a assuré, toujours au micro de RTL : "Je serai en finale. Il va y avoir un effet de surprise."


"Tout n'est que tristesse"

Avec des crises comme celle du Covid-19, "le ciel s'assombrit, tout n'est que tristesse, stress, angoisse. Souvent, ça débouche sur des rivières de sang qui emportent nos jeunes". Face à cela, "nous devons être porteurs de joie, toucher au coeur des gens qui sont totalement hagards, comme après le passage d'un tsunami", a estimé auprès de l'AFP le député des Pyrénées-Atlantiques

"Pour moi, la politique est un art. Malheureusement il n'y a plus tellement d'artistes", poursuit l'ancien berger, âgé de 65 ans.

"Il faut parler aux gens à hauteur d'homme, que ce soit l'heure d'un nouveau printemps basé sur une joie: ces grands moments de joie qu'on retrouve en 98 quand on est champions du monde, qu'on retrouve à la Libération, et qui permettent de rouvrir toutes les portes archi verrouillées", ajoute-t-il.

Des déclarations parfois difficilement compréhensibles

Pour récolter les 500 parrainages de maires nécessaires, "je sais que ce sera difficile, mais j'y étais arrivé la dernière fois", relève le député du groupe Libertés et Territoires.

Durant la campagne 2017, il s'était notamment illustré par ses déclarations surprenantes, parfois difficilement compréhensibles.

L'ancien élu du MoDem avait par exemple affirmé qu'il ne craignait ni le président américain de l'époque Donald Trump, ni son homologue russe Vladimir Poutine car il avait "eu affaire aux ours et aux loups" dans ses montagnes pyrénéennes.

En 2017, après la présidentielle, le député avait par ailleurs fait l'objet d'accusations de sexisme et d'agression sexuelle qu'il récuse catégoriquement. "Je n'ai aucun problème ni avec les femmes, ni avec les hommes d'ailleurs. Je crois que j'ai une attitude normale", a-t-il répété ce mardi à l'AFP.

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