Présidentielle 2022 : "Je prendrai ma part", déclare Anne Hidalgo

Présidentielle 2022 : "Je prendrai ma part", déclare Anne Hidalgo
Anne Hidalgo, le 11 novembre 2020, à Paris

, publié le samedi 21 novembre 2020 à 14h40

A 18 mois du scrutin, la maire de Paris ne se prononce pas sur une éventuelle candidature, insistant plutôt sur la nécessité "d'alternatives" face aux grands candidats probables dans la course à l'Elysée.

A l'heure où les premières candidatures tombent pour la bataille présidentielle de 2022, Anne Hidalgo a évoqué son implication future dans la prochaine élection présidentielle, à l'antenne de BFM-TV. "Je prendrai ma part. Si on veut éviter un crash démocratique, il faut quand même laisser la vie politique se dérouler, laisser une offre politique émerger", a t-elle déclaré dans un entretien diffusé samedi 21 novembre.
 

Interrogée dans une éventuelle candidature, l'édile de la capitale se montre prudente. "Ce n'est ni le moment ni le sujet", tempère t-elle.

"J'ai des convictions, des valeurs. Je suis maire de Paris et ça m'occupe à 150% de mon temps".

Hidalgo ne se "retrouve pas" en Mélenchon

Pour ensuite s'impliquer dans la campagne de l'élection présidentielle? "Si ça peut être utile à ma famille politique, au pays, pour se donner des alternatives", répond-elle. Une autre personnalité de gauche, Arnaud Montebourg avait pour sa part affiché sa volonté "d'engagement" dans la perspective de la course à l'Elysée, sans se prononcer non plus sur une éventuelle candidature.

"Je veux pas qu'on entre dans l'élection de 2022 en se disant 'Il n'y a pas d'autre alternative et les 3 candidats en place, on les connait déjà. Je pense que là, il y a des risques de crash démocratique dans ce cas'", estime pour sa part Anne Hidalgo, qui ne cache pas ses divergences avec le seul candidat de gauche déjà déclaré pour la course à l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon. "Je ne me retrouverai pas dans une candidature de Jean-Luc Mélenchon", a t-elle estimé, critiquant les "ambiguités" du chef de file de la France insoumise vis-à-vis des "questions républicaines".
 

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