Présidentielle 2022 : "Je ne suis pas à ce jour candidate", indique Anne Hidalgo

Présidentielle 2022 : "Je ne suis pas à ce jour candidate", indique Anne Hidalgo
La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, le 7 avril 2021.

publié le samedi 22 mai 2021 à 12h06

D'après la maire socialiste de Paris, "une présidentielle, ça commence vraiment en février. D'ici là, il m'appartient de travailler, de créer une dynamique, de faire entendre des voix nouvelles pour l'avenir du pays".

Pressentie comme une possible candidate de la gauche à la présidentielle de 2022, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, qui affirme ne pas être candidate "à ce jour", entretient le doute quant à ses intentions. "Les sondages d'aujourd'hui (qui la créditent de moins de 10% des voix au premier tour du scrutin, NRDL) reflètent l'émiettement actuel de l'offre politique.

Une présidentielle, ça commence vraiment en février. D'ici là, il m'appartient de travailler, de créer une dynamique, de faire entendre des voix nouvelles pour l'avenir du pays", a expliqué l'édile socialiste, dans une interview publiée vendredi soir sur le site du Figaro



"Je ne suis pas à ce jour candidate", a rappelé la maire de la capitale, qui a assuré en 2020 ne pas viser l'Elysée, lors de la campagne en vue de sa réélection à Paris. "Lors des municipales, je n'avais clairement aucune autre intention", a-t-elle insisté. Mais "depuis, notre pays fait face à une crise sanitaire, économique et sociale majeure, d'une extrême gravité avec un risque réel d'une victoire de l'extrême droite", a poursuivi l'élue socialiste, expliquant qu'elle ne "pouvait s'y résoudre"

"Face à cette menace, tous les partis sont d'une incroyable faiblesse, à commencer par le parti présidentiel. Il faut construire une force à partir de la vie de nos concitoyens, de leur quotidien et de leurs attentes. C'est ça, Idées en commun, un projet que je ne porte pas seule, mais avec de très nombreux maires ou acteurs de terrain", a indiqué Anne Hidalgo.  


Selon elle, "les Parisiens qui m'ont réélue comme maire ne sont pas les derniers à me demander de mener ce combat". "Le crédit de ma parole se mesure dans la fidélité à mes idées, dans la mise en œuvre de tous mes engagements de campagne, dans ma capacité à travailler en équipe ; ce que ne fait pas un Emmanuel Macron qui décide tout seul depuis l'Élysée. Ma crédibilité, c'est aussi de savoir gérer une ville comme Paris", souligne-t-elle.

La maire de Paris estime que 2017 la France a vu "le creusement des inégalités, l'aggravation des fractures et, de la part du pouvoir, un mélange de condescendance et d'infantilisation". "Je veux reformuler une approche authentiquement humaniste permettant aux classes moyennes de ne pas décrocher et aux classes populaires de raccrocher", a-t-elle affirmé.
 

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