Présidentielle 2022 : "Je me suis dit 'tu dois y aller parce que toi tu iras jusqu'au bout'", explique Eric Zemmour

Présidentielle 2022 :  "Je me suis dit 'tu dois y aller parce que toi tu iras jusqu'au bout'", explique Eric Zemmour
Eric Zemmour, sur le plateau du 20H de TF1, le 30 novembre 2021.

publié le mardi 30 novembre 2021 à 20h30

Le polémiste d'extrême droite a officialisé sa candidature à la présidentielle mardi 30 novembre. Une décision "murie longuement" et "pas facile".


"Je me suis dit 'tu dois y aller parce que toi tu iras jusqu'au bout (...) et tu ne trahiras pas ni les Français ni la France". Après des semaines de spéculations, Eric Zemmour a officialisé mardi 30 novembre sa candidature à la présidentielle dans une vidéo au ton dramatique postée sur Youtube à la mi-journée, dans laquelle il assure vouloir "sauver" la France "en train de disparaître", en lisant un texte derrière un micro d'époque.

Une "mise en scène", référence assumée à l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940, a-t-il reconnu mardi soir sur le plateau du 20H de TF1.

Et pour cause : son projet "s'inspire de ce qu'a voulu faire le général de Gaulle", a expliqué le polémiste d'extrême droite, qui assure avoir aujourd'hui avoir entre "250 et 300" de promesses de parrainages sur les 500 requis pour pouvoir se présenter.




"Ceux qui me reprochent d'exacerber les tensions, ce sont eux, qui mettent le feu, en ne faisant rien, depuis 30 ans, 40 ans", a-t-il estimé, alors que cette vidéo se déroule sur fond d'images de guerre civile, assurant que "pour l'instant l'Histoire (lui) avait plutôt donné raison" sur toutes ces tensions qu'il "dénonce et annonce depuis des années".

Dans la foulée, il a évoqué auprès de BFMTV une décision "murie longuement" et "pas facile". Depuis trente ans j'ai toujours été déçu (...) je me suis dit 'tu dois y aller parce que toi tu iras jusqu'au bout (...) et tu ne trahiras pas ni les Français ni la France", a-t-il expliqué.

Eric Zemmour a par ailleurs précisé que sa priorité était d'organiser un référendum avant l'été sur l'immigration". Sur TF1, l'essayiste avait reproché au présentateur de TF1 Gilles Bouleau de ne pas l'avoir interrogé sur son programme pour 2022. "C'était une interview de procureur", a-t-il fustigé. "Avec moi il s'est révélé un procureur, pugnace, de mauvaise foi, me sortant des phrases de mon livre hors de leur contexte", accuse Éric Zemmour, qui dénonce une "escroquerie intellectuelle".

Zemmour, président des femmes et des musulmans


Gilles Bouleau l'a notamment interrogé sur ses propos sur les femmes, rappelant qu'il avait notamment écrit dans son dernier ouvrage "La France n'a pas dit son dernier mot", que les femmes "ont une forme d'intelligence différente de celle des hommes". "Je ne suis plus le journaliste, l'écrivain, je suis candidat", a-t-il rétorqué. "Aujourd'hui on m'interroge sur mon statut de candidat à la présidence de la république (...) vous n'allez pas me ressortir ce que j'ai écrit", écrit", s'est-il agacé, avant d'ajouter : "Ma mue est faite, je pense que ma candidature est celle qui défend le mieux les femmes".

Parmi les autres sujets qui fâchent, Gilles Bouleau a également évoqué ses deux condamnations pour provocation à la haine raciale et son doigt d'honneur adressée à une manifestante samedi à Marseille.  

Enfin, à la question de savoir s'il serait le Président de tous les Français, alors qu'il répète régulièrement que "l'islam est incompatible avec la République", Eric Zemmour a répondu : "Le Président est le Président de tous les Français, et je serai le Président des Français de confession musulmane". "Je ne distingue pas entre l'islam et l'islamisme, c'est la même chose, c'est une fausse distinction. En revanche, je distingue entre l'islam et les musulmans, et j'appelle tous les musulmans à s'assimiler et à renoncer à la pratique de l'islam qui consiste à imposer un code juridique et politique", a-t-il poursuivi, estimant que "beaucoup de musulmans (pouvaient) entendre ce discours."

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