Présidentielle 2022 : "J'ai un rôle à jouer", assure Rachida Dati

Présidentielle 2022 : "J'ai un rôle à jouer", assure Rachida Dati
Rachida Dati, le 3 juillet 2020 au Conseil de Paris.
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, publié le mercredi 22 juillet 2020 à 11h58

L'ancienne ministre sarkozyste et ex-candidate à la mairie de Paris assure que pour gagner 2022, la droite doit d'abord "recréer une dynamique".

Candidate malheureuse à la mairie de Paris, Rachida Dati martèle mercredi 22 juillet dans les colonnes du Parisien avoir une "envie, une vision" qui dépasse Paris et se projette pour 2022. L'ancienne ministre sarkozyste affirme avoir "un rôle à jouer" pour la prochaine présidentielle. 




"Je suis élue, engagée, donc j'ai un rôle à jouer (...) Dans ma vision, il y a beaucoup de sujets qui dépassent Paris. J'ai des projets", assure la maire Les Républicains du 7e arrondissement de Paris.

Interrogée pour savoir si elle sera candidate à la présidentielle, l'ancienne garde des Sceaux répond que "ce sera à (sa) famille politique de choisir un candidat" mais qu'elle "participera à cet engagement majeur".




Elle balaye d'un revers de main l'éventualité d'une candidature d'Edouard Philippe, jugeant que "sa légitimité n'était pas le produit d'une histoire, mais était strictement liée aux circonstances et à la volonté du président de la République", et celle de François Baroin, dont le nom est très souvent évoqué mais qui reste très discret, estimant que "les Français sont lassés d'attendre". 

La "méthode" Dati

Rachida Dati souhaite pour la droite "recréer une dynamique". "On a fait du mimétisme de la gauche, on a vu le résultat, et là, on veut faire du mimétisme de Macron, ça va être pire", déplore-t-elle."Or, nous avons un électorat, une attente de la part des Français, tant l'exaspération vis-à-vis des politiques menées est forte. A chaque élection, la droite se consolide sur le terrain. La droite peut répondre à cette exaspération avec une dynamique de projet", soutient Rachida Dati, arrivée deuxième derrière Anne Hidalgo avec plus de 30% des voix au second tour des municipales le 28 juin.

Pour elle, "il faut revenir à la proximité". "Au lieu d'écouter Monsieur Macron, nous devons écouter les Français". "Ma méthode, c'est faire des propositions à partir de cette proximité et de cette écoute des Français. Il faut savoir se renouveler pour être plus en phase avec la réalité vécue par les Français. J'aime le contact avec les gens, j'aime pouvoir trouver des solutions aux problèmes qu'ils me soumettent. Cette méthode peut porter ses fruits au niveau national", fait valoir l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

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