Présidentielle 2022 : "Il va falloir que la gauche s'entende", estime Sandrine Rousseau

Présidentielle 2022 : "Il va falloir que la gauche s'entende", estime Sandrine Rousseau
Sandrine Rousseau à Paris, le 22 septembre 2021.

publié le dimanche 24 octobre 2021 à 12h30

L'écologiste a notamment tendu la main à la candidate socialiste Anne Hidalgo. 

"Il va falloir que la gauche s'entende" pour la présidentielle de 2022 car "l'accès au second tour se fera probablement au prix d'une convergence à un moment", a affirmé dimanche 24 octobre sur franceinfo Sandrine Rousseau, conseillère spéciale du candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot. 



"La question 'Derrière qui on se rassemble ?' est une sempiternelle question", a reconnu la finaliste de la primaire écologiste. Mais "il ne faut pas imaginer que c'est quelque chose qu'on résout en claquant des doigts", a ajouté Sandrine Rousseau. "Alors derrière qui ? On va voir en marchant", a-t-elle poursuivi, soulignant que si la gauche allait devoir "unir ses forces à un moment", "l'écologie n'est pas secondaire" pour autant.

Si elle souhaite qu'il y ait une candidature unique à gauche, elle "espère" d'ailleurs que "ce sera Yannick Jadot".

La question est aussi celle de "la confiance accordée au Parti socialiste après le mandat de François Hollande", a-t-elle ajouté. Avec la loi sécurité, "les premiers assignés à résidence du mandat de François Hollande ont été les écologistes", a-t-elle rappelé. "Je le rends comptable d'une forme de division à gauche dont il nous est difficile de sortir, précisément pour ces questions de confiance, donc ce n'est pas à lui de donner des leçons", a-t-elle ajouté réagissant aux propos tenus dans la semaine par l'ancien président.

François Hollande a notamment qualifié le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon de "fardeau pour la gauche" qui, "par ses positions et par sa personnalité, interdit l'idée d'un programme commun". "Je respecte Jean-Luc Mélenchon, je respecte son parcours politique, je respecte ce qu'il porte et, oui, il va falloir renégocier les traités européens", a affirmé Sandrine Rousseau.

L'écologiste a par ailleurs tendu la main à la candidate socialiste Anne Hidalgo. "J'ai confiance en Anne Hidalgo", a-t-elle assuré. Si la maire de Paris, qui a présenté son programme samedi à Lille, ne parvenait pas à décoller dans les sondages, Sandrine Rousseau compte lui proposer de les rejoindre.

"Je lui dirai : viens collaborer avec nous, viens coopérer avec nous, viens prendre ta place dans cette aventure écologiste et sociale", a lancé l'écologiste. Selon elle, "il ne s'agit pas de domination, ni d'humiliation, mais de travailler ensemble", et de renouer ensemble "avec un récit de conquête sociale".

"Aujourd'hui on est dans un moment crucial, à une bifurcation de notre société et la question c'est de savoir comment on fait une reconquête sociale, une reconquête écologique, et comment on se dit que cette opportunité de changement radical de notre manière de faire, de notre société, est une opportunité de vivre mieux. C'est un moment de lutte écologique et de lutte des classes. C'est un moment de rendez-vous entre ces deux combats", a insisté Sandrine Rousseau.
 

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