Présidentielle 2022 : Eric Zemmour s'en prend à Gilles Bouleau et dénonce une "interview de procureur"

Présidentielle 2022 : Eric Zemmour s'en prend à Gilles Bouleau et dénonce une "interview de procureur"
Eric Zemmour sur le plateau du 20 H de TF1 mardi 30 novembre.

publié le mercredi 01 décembre 2021 à 08h06

Le tout nouveau candidat à la présidentielle Eric Zemmour était l'invité mardi 30 novembre du 20 heures de TF1, sa première grande interview télévisée après l'annonce de sa candidature mardi 30 novembre à la mi-journée.  

"Il a voulu faire son malin devant ses confrères". Eric Zemmour s'en est pris mardi soir 30 novembre au journaliste Gilles Bouleau, au sortir de sa première interview télévisée en tant que candidat à l'élection présidentielle. "C'était une interview d'un procureur.

Devant les autres, il (Gilles Bouleau) s'efface, poliment, humblement, parfois de façon larvaire. Avec moi, il s'est révélé un procureur pugnace, de mauvaise foi, me sortant des phrases de mon livre hors de leur contexte", s'est exaspéré le polémiste d'extrême droite après avoir quitté la chaîne, selon des images diffusées par CNews et BFMTV. "Il y a eu maldonne, il y a eu même escroquerie intellectuelle, M. Bouleau n'a pas fait son travail, il a voulu faire son malin devant ses confrères", a-t-il poursuivi.



A peine déclaré, Eric Zemmour est apparu tendu lors du JT de TF1 reprochant en toute fin d'entretien à Gilles Bouleau de ne pas l'avoir interrogé sur son programme. "Le journaliste a la liberté de ses questions, l'invité de ses réponses", a réagi TF1 auprès de l'AFP : "Gilles Bouleau a mené cette interview sans complaisance ni animosité comme avec chacun de ses invités". Selon un photographe de l'AFP, témoin de la scène, Eric Zemmour s'était emporté contre M. Bouleau à la sortie du plateau.

"Il se trompe de cible" 

"Eric se trompe de faire ce procès à ce présentateur de télévision, qui aurait pu être beaucoup plus agressif qu'il ne l'était", a réagi de son côté sur BFMTV le maire de Béziers Robert Ménard, proche du polémiste d'extrême droite : "Eric, tu ne te souviens pas de comment on parlait à Marine Le Pen sur un certain nombre de plateaux de télévision. Tu n'es pas le seul à être bousculé". "Le rôle des journalistes -et j'en suis victime souvent-, c'est de vous bousculer, c'est très désagréable, mais c'est comme ça", a ajouté Robert Ménard. "Venant de lui, qui ne se gêne pas pour bousculer les autres. Je trouve que là, il se trompe de cible."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.