Présidentielle 2022 : Éric Zemmour peut rester journaliste tant qu'il n'est pas candidat, estime Roselyne Bachelot

Présidentielle 2022 : Éric Zemmour peut rester journaliste tant qu'il n'est pas candidat, estime Roselyne Bachelot
La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le 9 juin 2021, à l'Élysée.

publié le lundi 30 août 2021 à 16h48

La ministre de la Culture estime que le polémiste, dont la candidature à la présidentielle fait l'objet de toutes les spéculations, peut rester chroniqueur sur CNews tant qu'il ne s'est pas officiellement lancé dans la course à l'Élysée.

Alors que les spéculations autour de la candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle de 2022 se multiplient, son statut de journaliste et potentiel futur candidat interpelle certains. Le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt a estimé ce week-end que le polémiste devrait abandonner son émission sur CNews pour "mettre fin à la confusion". "Soit on est journaliste, soit on est candidat", a-t-il affirmé au Forum RadioJ. Un point de vue que ne partage pas Roselyne Bachelot.



"Pour l'instant, M. Zemmour n'a pas déclaré sa candidature, j'observe qu'il est en droit de continuer sa carrière de journaliste", a estimé lundi 30 août sur franceinfo ministre de la Culture. "S'il déclare effectivement candidat à l'élection présidentielle, je pense qu'il interromprait de fait sa carrière de journaliste", a-t-elle par ailleurs ajouté. 

"C'est la responsabilité de la chaîne qui l'emploie, ce n'est pas de ma responsabilité", a assuré la ministre, alors que le journaliste insistait sur la double casquette de l'éditorialiste. "Le CSA garantit le pluralisme, il a d'ailleurs mis en demeure un certain nombre de fois la chaîne pour non-respect des règles du pluralisme", a-t-elle souligné. 

Une "centaine" de parrainages d'élus

A huit mois de la présidentielle, les soutiens d'Éric Zemmour affirment avoir recueilli pour le polémiste "une centaine" de parrainages d'élus pour 2022. Briguer l'Élysée nécessite de recueillir 500 signatures d'élus pour pouvoir se présenter. Mais l'éditorialiste n'a pas obtenu celle du maire de Béziers, Robert Ménard, proche du RN. Ce dernier a expliqué sur RTL jeudi que "son ami" ferait "une énorme bêtise" et risquerait d'aller au "désastre" s'il se présentait en 2022. "Eric c'est une machine à penser, une intelligence incroyable mais il faut qu'il se confronte au réel", prévient M. Ménard. "Il faut faire attention entre l'effervescence médiatique, le petit monde politique qui se gargarise de tout cela, et la réalité".

Les soutiens du polémiste entretiennent en outre le flou sur son éventuelle participation à une primaire de la droite, pour laquelle chaque candidat doit réunir 250 signatures. L'ancien patron de LR Laurent Wauquiez "renonce, la voie est libre pour Éric Zemmour!", a écrit vendredi dans un communiqué l'association des Amis de Zemmour.

Éric Zemmour doit auparavant comparaître le 8 septembre devant la justice pour "provocation à la discrimination" et "injures raciales" après des propos sur les migrants mineurs isolés. L'essayiste a prévu aussi de publier lui-même, le 16 septembre, un livre intitulé "la France n'a pas dit son dernier mot", que l'éditeur Albin Michel n'a pas voulu publier affirmant que M. Zemmour voulait en "faire un élément clé de sa candidature" en 2022.


 

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