Présidentielle 2022 : Éric Zemmour est "un semeur de haine", "un matador du déclinisme", estime Jean-Yves Le Drian

Présidentielle 2022 : Éric Zemmour est "un semeur de haine", "un matador du déclinisme", estime Jean-Yves Le Drian
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, le 10 septembre 2021.

publié le dimanche 21 novembre 2021 à 14h45

"Il faut combattre ce populisme parce que le populisme c'est le début du déclin et du rétrécissement", a asséné le chef de la diplomatie française. 

"La France n'est pas à l'abri du populisme", a estimé dimanche 21 novembre le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, invité du Grand Jury sur Le Figaro, LCI et RTL, estimant que "Monsieur Zemmour est un exemple particulièrement frappant du populisme ambiant".

Éric Zemmour est "l'incarnation du populisme en France, c'est un semeur de haine, de fragmentation de la société française, de division, un matador du déclinisme. Il refait l'histoire et il l'interprète à sa façon.

Il veut mettre la société française en situation de peur", a affirmé le chef de la diplomatie française.



"Il faut combattre ce populisme parce que le populisme c'est le début du déclin et du rétrécissement", a poursuivi Jean-Yves Le Drian, assurant que la France a pour cela "beaucoup d'atouts et beaucoup de chances". "Quand on attise la peur, parfois on fait des adeptes", a-t-il ajouté, faisant allusion au succès du polémiste d'extrême-droite dans les sondages. 

Au contraire d'Éric Zemmour, Emmanuel Macron "essaye de rassembler très largement sur le devenir de la France, l'unité de la nation", a estimé le chef de la diplomatie française, ajoutant que le président était "porteur de ce qui pourra faire la force de demain à la tête de l'Europe, en menant une politique de rassemblement et de paix, mais aussi en affirmant la puissance de l'Europe dans le nouveau concert des nations".

Le ministre, issu du PS, a par ailleurs évoqué "les petits scores" de la candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo dans les sondages. Selon lui, ils "ne sont pas de la responsabilité" de la maire de Paris mais "la conséquence d'une itinérance mauvaise qui amène des ruptures successives avec l'électorat". Assurant être "toujours de gauche", Jean-Yves Le Drian a également estimé que "pour l'instant, il n'y avait pas d'identification personnelle d'un candidat de gauche" dans la pré-campagne présidentielle.

"Je suis à l'aise avec Emmanuel Macron quand il porte la force du message sur le renoncement à l'assignation à résidence sociale et territoriale, pour que les Français puissent choisir librement leur destin et avoir les moyens de le faire, c'est quoi ça, sinon des dispositions de gauche ? Quand il gère la crise du Covid avec les orientations qu'il a prises, gratuité des vaccins, gratuité des masques, organisation du chômage partiel, fonds de garanti de l'État, relance économique, c'est quoi ça sinon une forme de 'New Deal' à la française ?", a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

"Je me retrouve complètement là-dedans. (...) L'esprit de gauche, il est aussi là", a-t-il ajouté. "Demain je ne sais pas ce qu'il se passera, il y aura sans doute une forme de social démocratie qui émergera. Mais le PS aujourd'hui, il est vraiment résiduel", a-t-il conclu.
 

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