Présidentielle 2022 : "Éric Ciotti aura évidemment une place spéciale et singulière dans ma campagne", affirme Valérie Pécresse

Présidentielle 2022 : "Éric Ciotti aura évidemment une place spéciale et singulière dans ma campagne", affirme Valérie Pécresse
Valérie Pécresse sur le plateau du 20H de TF1, le 4 décembre 2021.

publié le lundi 06 décembre 2021 à 11h18

"La droite est unie", a martelé la candidate Les Républicains à la présidentielle, alors qu'elle se rend lundi 6 décembre sur les terres de son ancien adversaire Éric Ciotti, dont elle ne veut pas reprendre toutes les propositions a-t-elle confirmé.

Désignée samedi 4 décembre à l'issue du congrès des Républicains, la candidate à la présidentielle Valérie Pécresse se rend lundi sur les terres d'Éric Ciotti, qui met la pression pour garder le cap à droite. Le député des Alpes-Maritimes "aura évidemment une place spéciale et singulière dans ma campagne parce qu'il incarne cette 'droite Pasqua' que nous devons mettre à l'honneur", a-t-elle assuré lundi matin sur France Inter. 



Après un déjeuner privé à Nice, les deux finalistes de la primaire LR se rendront à Saint-Martin-Vésubie, village natale d'Éric Ciotti, où ils déposeront une gerbe à la mémoire des victimes de la tempête Alex de fin 2020, avant une réunion publique commune.

Aller "dans le village d'Éric Ciotti pour mon premier déplacement, c'est montrer vis-à-vis de lui la place qu'il a prise avec sa très belle campagne et la place que ses idées aussi auront dans ma campagne", a insisté la présidente de la région Île-de-France. 

"La droite est unie. Cette semaine est la semaine de l'unité", a-t-elle martelé, alors que premières dissensions ont semblé apparaître ce week-end. Fraîchement désignée, Valérie Pécresse a indiqué samedi qu'elle ne reprendrait pas certaines propositions musclées de son ex-rival, comme la création d'un "Guantanamo à la française" ou la priorité nationale pour les emplois ou le logement. "Le message qui a été lancé hier par Valérie Pécresse n'était pas un bon message", a rétorqué dimanche son ex-adversaire, lançant dans la foulée "À droite!", son propre mouvement politique au sein du parti LR. 




"Mon projet ne sera pas édulcoré. Il peut être enrichi, pimenté mais pas dénaturé par les propositions de mes autres camarades candidats", a-t-elle répété lundi matin, rappelant que "les militants ont tranché très clairement pour mon projet". "Mon projet n'est pas un projet à l'eau tiède , il est gaulliste et libéral", a-t-elle insisté. 

Le député des Alpes-Maritimes a de son côté joué l'apaisement lundi matin, en assurant sur Twitter qu'il "souhait(ait) sa victoire". 



L'ancienne députée des Yvelines, qui a repris sa carte chez LR cet automne après l'avoir quitté en 2019, va se rendre dans le fief de ses autres concurrents battus, et notamment vendredi chez Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France.

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