Présidentielle 2022 : Christophe Castaner prêt à voter Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen

Présidentielle 2022 : Christophe Castaner prêt à voter Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen
Christophe Castaner, le 30 novembre 2020 à l'Assemblée nationale.

, publié le mercredi 03 mars 2021 à 15h00

Contrairement à la présidente du Rassemblement national, le chef de file de La France Insoumise n'est "pas un ennemi de la République car il est un républicain", a estimé mercredi matin sur Europe 1 le patron des députés LREM. 

Christophe Castaner poursuit sa fronde contre le Rassemblement national de Marine Le Pen. Interrogé mercredi 3 mars sur Europe 1 sur l'élection présidentielle de 2022 et les bons scores du RN dans les sondages, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale a répété la nécessité de "faire barrage" à Marine Le Pen. Quitte à voter pour Jean-Luc Mélenchon. 



Il a ainsi assuré qu'il participerait "sans aucun état d'âme" à un front républicain pour lui faire barrage au second tour de la présidentielle, car "ceux qui abandonnent le front républicain font le lit Front national". Et si le second tour était un duel Marine Le Pen/Jean-luc Mélenchon ? "Je soutiendrais à ce moment-là Jean-Luc Mélenchon", qui n'est "pas un ennemi de la République car il est un républicain", a souligné le député des Alpes-de-Haute-Provence, même si Jean-Luc Mélenchon n'a pas fait, lui "la différence entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen" au soir du premier tour de la présidentielle de 2017, et même si cette "hypothèse est assez peu probable".

Marine Le Pen "surfe sur les peurs, les mensonges, les fake news"

La veille, la présidente du RN avait demandé, sur la même d'antenne d'Europe 1, à l'ancien ministre de l'Intérieur de justifier les raisons pour lesquelles il l'avait qualifiée d'"ennemie de la République", accusant à son tour Christophe Castaner d'utiliser un "argument de feignasse". "Le Front national, le Rassemblement national, Marine Le Pen, il ne faut pas oublier quelles sont les racines de ce parti politique, et l'histoire de ce parti parfois raciste, parfois antisémite, les soutiens, les mauvaises fréquentations, le soutien significatif de Marine Le Pen à Génération identitaire (que le gouvernement vient de dissoudre), c'est un parti qui remet en cause les droits des homosexuels", a-t-il répondu. 

"Certes il n'y a pas de constance : ils sont en train de lisser le personnage de Marine Le Pen mais aussi leurs idées, mais la réalité, c'est que c'est un parti financé par l'étranger, c'est un parti qui n'est pas républicain (...), c'est le parti de l'étranger", a-t-il ajouté, en affirmant que "le Front national a été condamné par la justice russe". En difficultés financières, le RN avait en réalité trouvé en juin un accord avec une société russe qui le poursuivait en justice pour le non-remboursement d'un prêt d'environ neuf millions d'euros, pour lequel il avait obtenu un rééchelonnement.

Marine Le Pen "surfe sur quelque chose qui est facile, les peurs, les mensonges (...), les fake news", a insisté Christophe Castaner en lui reprochant ses prises de position "sur les remèdes et les poudres de perlimpinpin" contre le Covid-19.

Interrogé pour savoir s'il ne faudrait pas alors dissoudre le RN comme Génération identitaire, il a dit être "un combattant politique, et le combat politique se mène dans les urnes, pas devant les tribunaux".

 

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