Présidentielle 2022 : Christian Estrosi soutiendra Emmanuel Macron "sans la moindre ambiguïté"

Présidentielle 2022 : Christian Estrosi soutiendra Emmanuel Macron "sans la moindre ambiguïté"
Christian Estrosi le 3 octobre 2020 à Nice.

publié le mercredi 06 octobre 2021 à 10h00

Si Les Républicains "restent sa famille de cœur", Emmanuel Macron est celui qui "incarne le mieux" la droite et le centre, a estimé mercredi matin sur BFMTV le maire de Nice.

"Si Emmanuel Macron est candidat je le soutiendrai sans la moindre ambiguïté". Après avoir quitté Les Républicains en mai 2021, Christian Estrosi entérine définitivement son soutien au chef de l'État. "Je voterais pour lui et je ferais tout pour convaincre autour de moi, notamment dans le cadre de ceux qui incarnent une politique de défense des territoires, une nouvelle décentralisation, de soutenir la candidature d'Emmanuel Macron", a indiqué mercredi 6 octobre sur BFMTV le maire de Nice. 



"C'est un problème d'honnêteté intellectuelle : je sus gaulliste. Je suis issue d'une filiation de la droite et du centre voulue par Jacques Chirac, par Nicolas Sarkozy. Et aujourd'hui c'est celui qui incarne cette véritable filiation, ne serait-ce que dans les réformes qui ont été faites", a-t-il précisé. "Le code du travail, la droite l'a voulu, Emmanuel Macron l'a fait. Les régimes spéciaux, la droite l'a voulu, Emmanuel Macron l'a fait. L'ouverture à la concurrence de la SNCF pour les transports express régionaux, que j'ai réclamée lorsque j'étais président de région, la droite l'a voulu, Emmanuel Macron l'a fait. L'ISF, la droite l'a voulu, Emmanuel Macron l'a fait", a-t-il énuméré, en ajoutant également sa position sur les Harkis et la restriction des visas pour les pays du Magrheb qui refusent de reprendre leurs ressortissants en situation d'irrégularité. 

Les LR "restent sa famille de cœur", mais le président de la Répblique est celui qui "incarne le mieux" la droite et le centre, a insisté l'édile. 

Le rapprochement entre Christian Estrosi et Emmanuel Macron n'est pas nouveau. Lors des municipales de 2020, La République en marche avait fait le choix de ne pas présenter de candidat contre lui, qui avait été réélu à la tête de Nice. Il avait alors appelé à un rassemblement de la droite derrière la candidature d'Emmanuel Macron en 2022, puis avait quitté LR en 2021 à la suite de la polémique concernant le ralliement de LREM à la candidature de Renaud Muselier en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La semaine dernière, à Nice, devant les membres de son mouvement La France Audacieuse, l'ancien ministre des gouvernements de droite de Villepin et Fillon s'était dit "soulagé" d'avoir "pris (sa) liberté" et avait largement critiqué le processus de désignation du futur candidat des Républicains à l'élection présidentielle. "Comment ont-ils pu passer par pertes et profits cette grande Histoire que nous avons incarnée? Comment ont-ils pu décider à 23.000 la manière dont la droite pourrait être représentée?", s'était-il interrogé, ajoutant que "ce n'est même pas un dépôt de bilan ou une faillite, non c'est une liquidation".

 

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