Présidentielle 2022 : Arnaud Montebourg martèle sa volonté "d'engagement"

Présidentielle 2022 : Arnaud Montebourg martèle sa volonté "d'engagement"
Arnaud Montebourg, en 2017, à Grenoble

, publié le mercredi 11 novembre 2020 à 10h33

L'ancien ministre, chantre du "Made in France", estime nécessaire le virage du pays vers le protectionnisme. Avec l'Elysée en vue?

"Il faudra qu'on y vienne".

En pleine campagne pour son ouvrage intitulé "L'engagement", Arnaud Montebourg a une nouvelle fois défendu ses positions sur le souverainisme et le protectionnisme qu'il appelle de ses voeux pour la France.


L'ancien ministre de François Hollande avait quitté le gouvernement en 2014 sur fond de désaccords profonds avec l'exécutif. Il publie aujourd'hui un livre où il suggère à mots couverts qu'il pourrait revenir en politique en vue de la présidentielle de 2022, écorchant au passage Emmanuel Macron et son mouvement, qu'il qualifie "d'escroquerie politique".

"Monsieur Macron est la seule personne qui pourra faire élire Madame Le Pen. C'est ça qui se profile", anticipe t-il dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. "Il va falloir que nous trouvions les moyens de réunifier les forces politiques capables de reconstruire le pays, refonder la démocratie, faire muter écologiquement notre appareil productif", a t-il lancé sur RMC/BFMTV.

Le Made In France, "une grande politique qui n'existe toujours pas"

Quand à son éventuel rôle dans la course à l'Elysée : "Je réfléchis à un engagement", répond-il. "Quelle sera la nature la forme, je ne sais pas. Je ne pense pas que quand la forêt brûle devant chez vous, vous donnez pas un coup de main aux pompiers. Il faut s'engager !

"Mon sujet c'est pas la gauche, la droite, c'est la France. Le sujet c'est la France. Les bleus avec les bleus, les verts avec les verts, les rouges avec les rouges, avec tout ça ça fait quoi? On n'en sait rien". "Il va falloir unifier les Français autour d'un projet de reconstruction", axé sur le souverainisme et le protectionnisme. "Il faudra qu'on y vienne", estime Arnaud Montebourg.

"C'est ce que je défends, par conviction". "Le Made In France, c'est une grande politique qui n'existe toujours pas", a t-il déploré. Pour illustrer ses propos, Arnaud Montebourg a évoqué l'exemple la vente controversée d'Alstom, qu'il décrit comme un "chantage d'Etat de la part des Américains".

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