Prélèvement à la source : "Une bombe à retardement", selon Laurent Wauquiez

Prélèvement à la source : "Une bombe à retardement", selon Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez, à Menton, le 30 juin 2018

Orange avec AFP, publié le mardi 10 juillet 2018 à 09h45

Le grand chantier du prélèvement à la source n'est toujours pas vu d'un bon œil par l'opposition. Ce mardi 10 juillet, c'était au tour de Laurent Wauquiez de tancer la mesure, qui a fait l'objet d'un nouveau report.

"Le prélèvement à la source est une bonne à retardement", estime la président des Républicains. "Vous n'êtes pas le président des entreprises quand vous vous apprêtez à instaurer le prélèvement à la source", a t-il lancé à l"antenne de BFMTV.



La déclaration fait écho au "grand oral" d'Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles la veille, lundi 9 juillet, où le chef de l'État avait lancé qu'il est "mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises". "Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches. C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics", avait déclaré le président de la République.



Le gouvernement a reporté d'un an à 2020 l'entrée en vigueur du prélèvement à la source pour les salariés des particuliers employeurs, procédant à un nouvel ajustement de la réforme en raison du retard pris sur la mise au point du système de déclaration. "Ce décalage d'une année est une mesure de simplification", avait assuré le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Ce report "va nous donner le temps de finaliser le système tout-en-un qui permettra, à partir de janvier 2020, à tous les particuliers employeurs de déclarer aisément leur salariés et d'acquitter en même temps aussi bien les cotisations sociales que l'impôt à la source", avait-il précisé.

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