Pouvoir d'achat: Roussel (PCF) appelle à la mobilisation devant les préfectures

Pouvoir d'achat: Roussel (PCF) appelle à la mobilisation devant les préfectures
Le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel, à l'université d'été de son parti, à Aix-en-Provence, le 28 août 2021
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publié le lundi 18 octobre 2021 à 10h03

Le candidat PCF à la présidentielle Fabien Roussel a appelé lundi à des mobilisations devant les préfectures et à un rassemblement national le 21 novembre à Paris pour obtenir du gouvernement des mesures "tout de suite" pour "retrouver du pouvoir d'achat".

"A partir de ce week-end et dans les semaines qui viennent, j'appelle les communistes à organiser des rendez-vous devant les préfectures. Interpellons les préfets, faisons remonter au président de la République que la colère gronde!", a lancé sur franceinfo le député du Nord, en précisant qu'il participerait le lundi 25 octobre à une manifestation devant la préfecture de Lille.

"Nous ne pouvons pas attendre les élections d'avril et juin 2022 pour que ça bouge, il faut que les Français se mobilisent dès maintenant" pour protester contre la hausse des prix de l'énergie et la baisse du pouvoir d'achat, a insisté le patron du PCF.

"C'est aujourd'hui l'État qui est responsable et qui peut prendre des décisions, les préfets sont les représentants de l'État, hé bien que tous les préfets entendent la colère des Français et qu'ils le fassent remonter au président de la République", a-t-il plaidé.

"Le dimanche 21 novembre, nous organiserons un grand rassemblement à Paris sur le thème du pouvoir d'achat de l'emploi, des salaires et des retraites, place Stalingrad", a-t-il ajouté.

Le candidat communiste réclame notamment de "baisser de 50 centimes le prix à la pompe".

"On peut ramener la CSG sur les retraites à zéro, on peut donner un vrai coup de pouce au Smic et il y a 30 % de taxes que l'on peut baisser immédiatement sur les factures de gaz et d'électricité", a-t-il aussi listé.

Mais après le timide retour des "gilets jaunes" sur les ronds-points samedi dans divers endroits en France, le patron du PCF a nié toute tentative de récupération de cette colère. 

"Ils ont raison de se remobiliser mais je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire", a-t-il assuré. 

Alors que le gouvernement réfléchit à la mise en place d'un dispositif pour faire face à la flambée des prix des carburants, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué lundi qu'"il reste du travail à faire" pour mettre au point un chèque carburants, ajoutant qu'il préférait cette option à celle d'une baisse de taxes.

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