Pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron a un "biais de suspicion envers la police nationale"

Pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron a un "biais de suspicion envers la police nationale"
Marine Le Pen, en décembre 2020, à Paris

publié le mardi 14 septembre 2021 à 13h40

Le chef de l'Etat devait s'exprimer à la mi-journée, en clôture du "Beauvau de la sécurité", où est notamment question du contrôle de l'action des forces de l'ordre.

Pendant qu'Emmanuel Macron s'apprêtait à présenter les conclusions du "Beauvau de la sécurité" lors d'un déplacement à Roubaix, Marine Le Pen a accusé le président de la République d'avoir un "biais de suspicion" contre les policiers, pour lesquels la présidente du Rassemblement national souhaite établir une "présomption d'innocence".

Attendu sur la question de l'avenir de la police des polices et des sanctions envers les policiers violents, l'entourage du président de la République avait notamment affiché sa volonté d'un "contrôle indépendant" de l'action des forces de l'ordre.

"A chaque fois c'est la même chose ! A chaque fois qu'il va sur le terrain de la sécurité, c'est pour taper sur la tête des policiers. Moi j'aimerais qu'il se mette à taper sur la tête des délinquants et des criminels, ça pourrait être une forme de nouveauté", a accusé Marine Le Pen, mardi 14 septembre, à l'antenne d'Europe 1"Il a vraiment un biais de suspicion à l'égard de la police nationale, d'a priori négatif", juge ainsi la candidate à l'élection présidentielle à propos du chef de l'Etat.

Lors de son discours à Roubaix, Emmanuel Macron a confirmé mard l'élaboration d'une loi de programmation et d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui sera présentée début 2022, et demandé une "simplification drastique" de la conduite des enquêtes. Le chef de l'Etat a chargé le garde des Sceaux d'engager une simplification des procédures pénales dans le cadre des états généraux de la Justice avec des premières mesures concrètes attendues d'ici à trois mois.

 

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