Pour le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont, certains grévistes font du "terrorisme"

Pour le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont, certains grévistes font du "terrorisme"
Jean-Pierre Pont, à Paris, le 19 juin 2017

, publié le lundi 06 janvier 2020 à 21h48

Invité de la radio Delta FM, Jean-Pierre Pont, député du Pas-de-Calais, a estimé que les grévistes qui "prenaient la France en otage" commettaient des actes relevant du "terrorisme".

Un mois après le début du conflit social, la guerre des mots est loin d'être terminée entre la majorité présidentielle et les grévistes. 
Dernier épisode dans la soirée du lundi 6 janvier. Le député LREM du Pas-de-Calais Jean-Pierre Pont a accusé de "terrorisme" certains grévistes contre la réforme des retraites, notamment ceux qui veulent bloquer les raffineries.


"Pour moi, prendre la France en otage, c'est tout à fait illégal.

Et, évidemment on va peut-être me critiquer, c'est des faits de terrorisme. Fermer des centres d'approvisionnement de fuel (...) c'est ça, la démocratie ? Non, je ne crois pas", a-t-il déclaré sur Delta FM.

"La grève oui, manifester oui, mais attention de ne pas prendre les Français en otage. C'est tout à fait illégal et c'est antidémocratique", a ajouté l'ancien maire UDF puis UDI de Neufchâtel-Hardelot dans des propos recueillis samedi et diffusés lundi soir.

Relancé sur ses accusations de "terrorisme", M. Pont a déclaré: "Répondez-moi: prendre les gens en otage, c'est le fait de quoi ? De gens démocrates ? De gens qui respectent la République ? Non !" "Pour moi, otage me fait penser aux otages au Liban, aux otages quand il y a eu les affaires à Paris (...) Ça pourrait se terminer par des morts, c'est pas possible... Couper l'électricité à une maison de retraite ou à un centre hospitalier, écoutez, franchement, non, je ne peux pas admettre ça", a-t-il poursuivi.

En septembre dernier, la permanence du député avait été la cible des Gilets jaunes à Boulogne-sur-Mer.

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