Pour l'entretien des routes françaises, Dominique Bussereau remet l'écotaxe sur le tapis

Pour l'entretien des routes françaises, Dominique Bussereau remet l'écotaxe sur le tapis
Dominique Bussereau, le 3 juillet 2018, à Paris.

Orange avec AFP, publié le vendredi 17 août 2018 à 11h54

Décidée sous Nicolas Sarkozy, l'écotaxe avait été abandonnée par Ségolène Royal, pendant le quinquennat de François Hollande.

Comment entretenir les infrastructures routières françaises, alors que la catastrophe de Gênes met en lumière les difficultés de financement ? La réponse est toute trouvée pour l'ancien secrétaire d'État chargé des Transports de François Fillon Dominique Bussereau : grâce à l'écotaxe... Si elle n'avait pas été supprimée "d'un coup de crayon" par Ségolène Royal, dénonce-t-il jeudi 16 août sur BFMTV.



"Depuis 2012, on a à peu près dans le budget de l'État chaque année 665 à 670 millions d'euros pour l'entretien des infrastructures, explique-t-il. Le rapport qu'a demandé l'actuelle ministre des Transports montre qu'il en faudrait 1,3 milliard. Donc il y a un problème de financement des infrastructures."

"La somme était toute trouvée, puisque nous avions mis en place avec Jean-Louis Borloo une écotaxe, rappelle-t-il. Si aujourd'hui, cette écotaxe n'avait pas été supprimée d'un coup de crayon par Madame Royal et par son gouvernement, nous aurions à disposition, chaque année, environ 4 milliards d'euros."



L'écotaxe, qui devait être appliquée à tous les poids lourds circulant sur les routes françaises, avait été abandonnée en 2014, notamment après les actes de sabotage et la mobilisation des "bonnets rouges" en Bretagne.



Selon un rapport gouvernemental publié en juillet, 7% des ponts français "présentent à terme un risque d'effondrement". "Sans changement de politique", 6% des ponts en France seront "hors service" en 2037, selon ce rapport, qui déplore "une politique d'entretien sous-dimensionnée", qui pourrait engendrer une augmentation des coûts de réparation à l'avenir.

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