Pour Jean-Marie Le Pen, Emmanuel Macron est "solide" et "assez doué"

Pour Jean-Marie Le Pen, Emmanuel Macron est "solide" et "assez doué"
Jean-Marie Le Pen dans sa maison de Saint-Cloud, le 9 janvier

, publié le vendredi 01 février 2019 à 12h00

L'ex-président du Front national (FN) recevait un prix pour le premier tome de ses mémoires, jeudi 31 janvier à Paris, lorsqu'il en a profité pour glisser un commentaire élogieux à l'attention du président de la République.

Que pense Jean-Marie Le Pen d'Emmanuel Macron ? Le fondateur du FN a eu des mots bienveillants envers le chef de l'État, jeudi soir. Interrogé par BFMTV, l'eurodéputé a estimé que le locataire d'Élysée était "solide". "Il y a 18 mois qu'il est président et il n'a pas été renversé, alors par conséquent il est solide", a déclaré l'ancien homme fort de l'extrême-droite.



Être président de la République, "c'est certainement très compliqué, écrasant de responsabilité", a poursuivi Jean-Marie Le Pen. "Il faut un moral, un physique, un mental, une psychologie absolument exceptionnels. Et je crois que dans ce domaine, M. Macron est assez doué, il a passé les examens depuis un moment déjà", a encore estimé l'ex-président d'honneur du FN, désormais écarté de toute responsabilité au sein du Rassemblement national de sa fille, Marine Le Pen.



Jordan Bardella, trop "jeune" pour incarner une tête de liste ?

Dans un autre registre, Jean-Marie Le Pen a critiqué le choix de Jordan Bardella, 23 ans, comme tête de liste du Rassemblement national pour les élections européennes de mai prochain. "Tel que je le vois à la télévision", Jordan Bardella "est tout à fait apte à défendre le programme. Maintenant, sera-t-il capable de répondre aux attaques sur les sujets strictement européens ? Car c'est un jeune homme...", a lancé l'ancien leader d'extrême-droite, toujours au micro de BFMTV

"Honneur et confiance à la jeunesse... je n'aurais peut-être pas fait comme ça, mais je ne suis pas le président du Front national, ni du Rassemblement, fait du même métal (...) Je crois que j'aurais plutôt fait confiance à mon ami (Bruno) Gollnisch qui est une haute personnalité internationale, mais enfin, à chacun de prendre ses responsabilités", a taclé celui qui a été démis de ses fonctions de président d'honneur du FN en mars 2018.

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