Pour Guillaume Peltier, la France est "trop socialiste à l'intérieur" et "trop libérale à l'extérieur"

Pour Guillaume Peltier, la France est "trop socialiste à l'intérieur" et "trop libérale à l'extérieur"
Guillaume Peltier, à Paris, en juin 2019

, publié le lundi 07 décembre 2020 à 10h55

Le vice-président délégué des Républicains a détaillé ses propositions économiques dans un entretien aux Echos, où il appelle à une "révolution du bon sens".

"La France subit la double peine : elle est trop socialiste à l'intérieur, trop libérale à l'extérieur". A la veille d'une convention des Républicans consacrée au travail et au pouvoir d'achat, le numéro 2 du parti Guillaume Peltier affiche ses propositions sur le plan économique. Dans les colonnes des Echos, le chef de file des Républicains plaide pour une hausse de 5% des salaires nets. "Pour récompenser le travail, nous augmenterons de 5% tous les salaires nets, en divisant par deux la CSG qui pèse sur le travail", affirme Guillaume Peltier dans cette interview, dans laquelle il détaille il propose diverses mesures économiques frôlant les 40 milliards d'euros.

Pour aider les jeunes, il propose "la prise en charge des six premiers mois de salaires par l'Etat", suivie, en cas de CDI, "d'une exonération de cotisations (sociales) pendant deux ans".

Contre la mondialisation financière, il promet si la droite arrive au pouvoir d'exiger "le remboursement des aides publiques des entreprises qui délocalisent", et il plaide pour "un fonds souverain pour mobiliser l'épargne privée des Français volontaires".

"Choc de débureaucratisation"

Le vice-président délégué du parti propose aussi de rendre "obligatoire, pour tout bénéficiaire du RSA sauf les accidentés de la vie, dix heures d'activités hebdomadaires" dans une association ou une collectivité.  Il redit également sa proposition d'"obliger les bailleurs sociaux à mettre en vente chaque année 5% des logements sociaux à de futurs propriétaires modestes".

Pour les entreprises, Guillaume Peltier prône un "choc de débureaucratisation" avec "un nouveau Code du travail de 100 pages qui rappellerait les principes fondamentaux", mais renverrait le reste "à la négociation au sein des branches et des entreprises".  Il faut aussi "leur permettre, par un référendum interne à l'entreprise, de fixer le temps de travail, entre 35 et 40 heures", affirme-t-il.



Ces mesures coûteraient "près de 40 milliards d'euros" mais "notre plan de financement est prêt", affirme Guillaume Peltier pour qui "il est hors de question d'augmenter les impôts". "Entre la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, la fin des gaspillages bureaucratiques, un meilleur contrôle de l'immigration et la nouvelle politique du logement, nous économiserons plus de 40 milliards" d'euros, assure-t-il. 

"Nous devons bâtir une droite populaire, forte sur le régalien, juste sur l'économie". "Je serai au plus près de notre candidat naturel, celui capable de faire gagner cette droite populaire, seule alternative au duel mortifère entre Emmanuel Macron et les extrêmes", affirme le numéro 2 de LR, alors que le président ex-LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand se pose en candidat de cette droite populaire.
 

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