Pour Gérald Darmanin, "il y a peut-être des problèmes structurels dans la police"

Pour Gérald Darmanin, "il y a peut-être des problèmes structurels dans la police"
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

, publié le lundi 30 novembre 2020 à 18h59

"Ceux qui doivent être sanctionnés n'ont rien à faire dans la police nationale", a notamment assuré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin ce lundi 30 novembre à l'Assemblée nationale.

Gérald Darmanin était entendu ce lundi 30 novembre. Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé devant les députés après la polémique autour de l'article 24 de la loi "sécurité globale", qui sera finalement entièrement réécrit, les manifestations du samedi 28 novembre, ainsi que l'affaire Michel Zecler. "Il y a peut-être des problèmes structurels dans la police", a-t-il reconnu.


Le ministre a notamment évoqué les violences dont sont accusés certains policiers - quatre policiers ont été mis en examen et deux d'entre eux écroués après le tabassage de Michel Zecler. "Ceux qui doivent être sanctionnés n'ont rien à faire dans la police nationale", a-t-il expliqué, tout en rappelant que "les individualités ne font pas un tout". "Ma ligne de conduite est de protéger les Français et de protéger ceux qui nous protègent", a continué Gérald Darmanin.

"Ceux qui salissent l'uniforme doivent être exclus de la possibilité d'y revenir", a ajouté le ministre.

Généralisation des caméras-piétons au 1er juillet 2021

Il a également admis une "erreur fondamentale" liée à la formation des policiers. "Nous devons aux policiers plus d'heures de formation", a précisé le ministre de l'Intérieur, avant de reconnaître que "raccourcir le temps de formation n'était pas une bonne idée." "Il faut plus de chefs dans la rue", a ajouté Gérald Darmanin.

"Je ne partage pas le fait qu'il y ait un divorce entre la police et sa population", a-t-il encore déclaré. "Il n'y a pas à renouer, ce fil n'a jamais été perdu, mais il y a à faire comprendre les difficultés que vivent les policiers et à comprendre aussi comment la population souhaite aujourd'hui l'exercice de la force légitime", a indiqué le ministre.

Durant son audition, le ministre de l'intérieur a également annoncé la généralisation des caméras-piétons au 1er juillet 2021 et fait part de son souhait de porter à 30.000 le nombre de policiers nationaux dans la réserve nationale.

Dans la journée ce lundi, Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a annoncé que l'article 24 tant décrié de la loi "sécurité globale" allait être réécrit et soumis au Parlement. "Lorsqu'une telle incompréhension ne cesse de s'intensifier sur un sujet aussi fondamental, nous avons le devoir de nous interroger collectivement", a-t-il reconnu.

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