Pour François Hollande, le mandat d'Emmanuel Macron "aurait pu être le deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy"

Pour François Hollande, le mandat d'Emmanuel Macron "aurait pu être le deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy"
Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy, à Paris, en 2017

publié le jeudi 21 octobre 2021 à 11h00

L'ancien président socialiste a insisté sur ce qu'il considère comme des "graves erreurs" commises par l'actuel chef de l'Etat.

En promotion de son livre "Affronter", François Hollande a écorché jeudi 21 octobre sur BFMTV "l'inconstance" d'Emmanuel Macron, dont il critique l'absence de "ligne de conduite" au cours de son mandat présidentiel.

Interrogé sur la question de savoir si Emmanuel Macron est "bon président, l'ancien chef de l'Etat a d'abord modéré ses propos : "Ce sera aux Français de l'établir. Mais dans la crise, il y a nécessité de donner au président une légitimité.

Quel que soit le sentiment qu'on puisse avoir". "C'était une crise (du Covid-19) inédite. J'ai toujours appelé dans les crises à l'unité nationale dans ce mandat là", a t-il concédé, avant de se montrer plus offensif : "Je pense qu'il y a eu des erreurs graves dans ce quinquennat". L'ancien président socialiste pointe notamment "la suppression de l'ISF, baisse de la fiscalité sur les revenus du capital, la remise en cause des droits des chômeurs ou ordonnance travail". Tous ces éléments amènent François Hollande à dire que le mandat d'Emmanuel Macron "aurait pu être le deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy".


Dans son livre, l'ex-président socialiste décrit Emmanuel Macron comme "un homme d'aucune doctrine, un voyageur sans boussole", "changeant d'opinions au gré des événements, sautant d'une conviction à l'autre comme une grenouille sur des nénuphars". "L'inconstance est la marque de ce quinquennat", affirme ainsi l'ancien président de la République. "Il a bien sûr des convictions, je l'imagine, mais il n'a pas de doctrine". "Quand il s'agit de présider la France, il est très important d'avoir des références, une ligne de conduite", estime t-il déplorant une logique "d'opportunisme" qui a fait passer l'actuel chef de l'Etat du "pognon de dingue" (référence à une phrase d'Emmanuel Macron sur les minima sociaux, ndlr) au "quoiqu'il en coûte".

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